In-12 (18,3 x 11,2 cm), maroquin rouge à longs grains, double encadrement de filets dorés, dos à nerfs orné de filets dorés, gardes de moire rouge, tranches dorées, couvertures conservées (Canape R. D.).
Édition originale.
« Ouvrage fort rare et très recherché, l’édition ayant été en partie détruite à la suite d’un procès » (Carteret).
L’ouvrage fut poursuivi, à sa sortie, par le parquet de la Seine pour immoralité. Tiré à 2200 exemplaires, 480 exemplaires, qui se trouvaient chez le brocheur, furent détruits par l’auteur et l’éditeur.
Exemplaire enrichi de dix eaux-fortes : un portrait de Barbey d'Aurevilly par Paul-Adolphe Rajon, et neuf par Félicien Rops commandées par Alphonse Lemerre pour l’illustration d’une seconde édition. Réalisées entre 1883 et 1885, elles ne seront vendues qu’à partir 1886, séparément, soit quatre ans après la publication de la seconde édition.
Exemplaire enrichi d’une amusante lettre autographe signée de Barbey d'Aurevilly
à [Mme de l’Isle] se plaignant de l’administration française « Ma Beh-bet, comme disait l’Abbé, je vous renvoie ma signature. Que les administrations sont charmantes, avec leurs routines et leurs exigences ! Vive la France pour sa bêtise ! Par exemple, je ne sais pas si mon encre noire est indélébile et si j’ai écrit pour l’éternité. Ah ! Ils veulent des mandats éternels ! Pauvre Galathée ! Je n’ai qu’une minute à vous »
On y joint un billet autographe signé de Clémence Couve, femme de lettre, salonnière et traductrice de Gabriel Charles Dante Rossetti, sur papier à son monogramme.
Rare exemplaire très enrichi dans une belle reliure de Canape.
Très bel exemplaire malgré d’infimes frottements au dos et une restauration sans manque p. 95 et p. 97.
Provenance :
J.L.R. (ex-libris).
Bibliographie :
Carteret, Romantique et moderne, I, 110. Vicaire, I, 305.