En acajou, placage d'acajou et incrustations de nacre, dessus de feutre vert, la ceinture ouvrant par huit tiroirs, soutenue par trois pieds en console terminés par des griffes et réunis par une entretoise en Y, une serrure gravée JACOB
H. : 74 cm (29 in.)
D. : 150 cm (59 in.)
Bibliographie comparative :
P. Arizzoli-Clémentel, J.P. Samoyault, "Le Mobilier de Versailles, Chefs-d'oeuvre du XIXe siècle", Éditions Faton, DIjon, 2009, p. 347-348.
D. Ledoux-Lebard, " Le Mobilier Français du XIXe siècle ", les Éditions de l'Amateur, Paris, 2000, p. 363.
A Louis-Philippe mahogany gueridon, stamped by Georges-Alphonse Jacob-Desmalter
Notre pièce s'apparente à une série de tables dites "de famille" livrées par Georges-Alphonse Jacob Desmalter en 1837, pour le salon de famille de Napoléon, à Trianon, et conservée ensuite par Louis Philippe au même endroit jusqu'en 1838, avant d'être placée dans le salon de l'appartement de sa fille Louise-Marie, reine des Belges. Les tables de famille faisaient partie de l'ameublement classique des appartements royaux à l'époque de Louis-Philippe. Objets utilitaires, elles étaient utilisées par la reine et les princesses pour broder ou deviser, c'est pourquoi elles portent à la ceinture une série de tiroirs, parfois numérotés, comme sur notre exemplaire, pour contenir l'ouvrage des princesses.
Deux tables du même modèle que le nôtre sont aujourd'hui conservées au Trianon et illustrées dans P. Arizzoli-Clémentel, J.P. Samoyault, "Le Mobilier de Versailles, Chefs-d'œuvre du XIXe siècle", Éditions Faton, Dijon, 2009, p. 347-348.