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DESCAVES (Lucien)
Important ensemble de manuscrits autographes, certains restés inédits.
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Complete Description

DESCAVES (Lucien)
Important ensemble de manuscrits autographes, certains restés inédits.
1877-1919

Très important ensemble de manuscrits, dont ceux de jeunesse restés inédits, éclairant l’œuvre de Lucien Descaves.

On trouve, entre autres, un ensemble de textes publiés et retravaillés préfigurant Barabbas.

Ils sont accompagnés d’un petit ensemble de correspondances, notamment avec son éditeur chez Ollendorff.


Manuscrits

[Premières scènes]. Janvier 1877-juin 1878.

Cahier manuscrit (21,8 x 17 cm), couverture de percaline noire enduite, écoinçons métalliques, dos lisse muet, reliure usée.

35 ff. joliment calligraphiés. La plupart des poèmes ont un titre calligraphié et orné ; tous sont signés et datés.

Ce sont ses tout premiers écrits, visiblement restés inédits.


Nos petites misères. Scènes et récits de la vie intime. Février 1878-avril 1879.

Cahier manuscrit (21,1 x 16,5 cm), demi-chagrin rouge, dos lisse orné de motifs dorés, reliure un peu usagée.

140 p. d’une écriture régulière.

Le cahier se divise en « Souvenirs de voyages » (3 textes) et « Scènes intimes » (8 scènes), tous signés et datés. Ces textes également sont restés inédits.


Une vieille rate. Nouvelle. 1888.

Cahier manuscrit (17,7 x 14,4 cm), sorti de sa reliure, brochage un peu faible.

84 p. (mal chiffrées 82) d’une écriture énergique, quelques ratures et corrections.

Ce premier cahier correspond aux 3 premiers chapitres de l’ouvrage, dans une version différente de celle publiée. Ainsi, le dernier paragraphe, « La paix signée, comme ils faisaient leurs malles pour revoir Paris, la Commune éclata. Enfin la Commune vaincue Gamard et Tantine quittèrent Dreux et rentrèrent à Paris », deviendra : « La paix signée, Gamard et Tantine faisaient leurs préparatifs de départ quand la Commune éclata. Mais la Commune vaincue, ils quittèrent enfin Dreux et revinrent à Paris. »

Le dernier feuillet porte des prénoms en regard d’une liste d’ouvrages contemporains : Sœurs Vatard, Salammbô, Abbé Mouret.

Il peut s’agir d’un des tout premiers jets de ce roman, le deuxième publié par Lucien Descaves (Bruxelles, Kistemaeckers, 1883).


– Une page autographe signée, probablement pour une publication dans un journal, à propos des anarchistes, notamment Élisée Reclus et Pierre Kropotkine. « Il faudrait s’entendre. Si la même réprobation et la même ironie boulevardière, enveloppent l’entrepreneur de démolitions sociales sans le sou et le propagandiste aisé, pourrait-on me dire, à quelques francs près, quelles bourses moyennes ont le privilège du mécontentement et des revendications ? La petite fortune d’Élisée reclus, est-ce trop ? Et les 104 francs saisis sur Ravachol lors de son arrestation, est-ce suffisant ? Je le demande. »


Poësies. Choses des rues et choses d’amour. Poésies. 1880-1882. Manuscrit autographe de 198 ff., sous chemise manuscrite.

Bel ensemble joliment calligraphié d’une écriture ronde. Envoi autographe signé de Lucien Descaves à Edouard et Paul Gravollet, ses amis rencontrés en 1880.

Il s’agit d’une version mise au propre, presqu’entièrement sur un papier uniforme, comportant peu de ratures ou corrections, à l’exception d’un feuillet de brouillon pour la « Ballade de présentation » et d’un feuillet de brouillon pour le poème « À Émile Zola ». D’après la table (en double), il manquerait 3 poèmes : « À la crémière », « la Poupée » et « les Gamines » ; un poème supplémentaire, non signalé dans la table : « Pudeur ».

Le volume, refusé par l’éditeur Kistemaeckers, restera inédit.


– Un ensemble de manuscrits et coupures de journaux autour du « Vilain homme », qui préfigure Barabbas, publié en 1914.

27 ff. oblongs manuscrits, avec quelques coupures de journaux contrecollées, intitulés « Dimanches et Fêtes », « les Volontaires » et « nativité » dans lesquels la mention du « Vilain homme » est systématiquement remplacée par Barabbas. Corrections et ajouts. Un feuillet est signé des initiales.

28 ff. de coupures de journaux contrecollées, dont 13 portant des corrections annotations et commentaires de Lucien Descaves, faisant coïncider le « Vilain homme » avec Barabbas.

Un ensemble de 21 p. manuscrites sur 11 ff. présentant diverses scènes (« Homme du peuple », « Homme de bronze et d’église ») et textes brefs (« la Couveuse », « Briseur de chaînes »)…

2 ff. manuscrits reprenant la structure du Vilain homme, avec le découpage en chapitres dont on retrouve, pour certains, les épreuves ou manuscrits.

Avec 7 feuillets de coupures de journaux contrecollées pour les Souliers, scène judiciaire publiée en 1903.

– Un brouillon de 19 p. à l’encre violette pour « Colombine en morceaux. Pantomime-ballet en 2 tableaux ». Le manuscrit montre un état précoce et visiblement inachevé de ce texte qui semble n’avoir jamais été publié.

– 3 ff. manuscrits dont un intitulé « Déclaration », et un sonnet sans titre. Avec 4 pages de titres sur papier fort coloré.


Correspondances

– 3 lettres et 2 cartes autographes signées.

24 juillet 1887, à G. Guches : « J’ai trouvé dans “L’Ennemi” des pages où se révèlent une sagacité aigue, une observation essentielle enfermée dans le souple corset d’une forme en travail […],- un solide estomac d’écrivain, au résumé. »

15 juin 1892 : il désire « surtout que ma copie, lorsque vous l’aurez agréée, ne passât pas tronquée, comme on a fait, sans me consulter, pour la Manifestation du 1er mai. »

19 juin 1892 : Il enverra pour l’almanach de 1893 « une nouvelle d’environ 300 lignes. Titre : Sans travail. »

19 décembre 1923 à M. Crès. Il s’inquiète de ne pas avoir reçu un livre envoyé par M. Bernard Bonvin qui aurait été envoyé au Journal.

Sans date, à un « cher ami » à propos du buste de Louise Michel exécuté par Émile Derré : « Deré n’avait jamais vu Louise et c’est d’après des photos qu’il avait – et fort bien – exécuté son busto. »

– 8 autographes signées d’Alfred Humblot (gérant des édition Ollendorff), presque toutes sur papier à en-tête des éditions Ollendorff, 4 mars 1904 au 28 décembre 1918.

4 mars 1904 : « J’ai reçu Barabas. je l’ai lu illico. Je ne suis pas surpris d’y avoir pris du plaisir. C’est un très beau et très bon volume que je regrette de n’avoir pas à mon catalogue. »

27 juin 1913 : impossible pour lui de se rendre à la « si aimable invitation » de son correspondant.

9 avril 1917 : « Je m’occupe de Ronge-maille mais le travail d’habillage des clichés est très compliqué et oblige à des déplacements nombreux dans l’ordre de votre texte manuscrit […]. » Interdit en 1917, le texte de Descaves sortira en 1920, avec les illustrations de Lucien Laforge.

11 mai 1917 : « Pour une vente de charité en Amérique on demande des volumes qui peuvent être couverts de dollars. Une dédicace autographe à l’américain anonyme qui voudra marcher […]. »

19 juin 1917 : mise en relation avec Paul Meunier.

4 juillet 1917 : il lui envoie « un jeu d’épreuves complet », vraisemblablement pour Ronge-maille vainqueur.

19 novembre 1918 : il lui recommande le texte d’une femme écrivain qu’il vient de découvrir et dont il publiera prochainement le livre. « Elle a écrit ou plutôt improvisé un petit poème : Les Cloches que je crois bien à propos. » Il s’agit probablement de Rita Harry qui publia en 1919 le Divin amour chez Ollendorff.

28 décembre 1918 : « Je ne veux pas attendre pour vous dire que je prends un plaisir extrême à la lecture de l’Imagier d’Epinal. »

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