Ensemble de six matrices sur bois pour des livres illustrés du XIXe siècle :
– Matrice sur bois (9,3 x 6,3 x 2,2 cm) réalisée d’après un dessin de Gustave Doré pour illustrer le discours de François Rabelais sur la braguette figurant au chapitre VIII, page 334 du Tiers Livre, S.l, édition Garnier Frères de 1873.
Seules les initiales de Gustave Doré figurent en bas à droite de la matrice, le graveur de celle-ci n’est pas identifié. Toutefois, la documentation indique que les planches de cette nouvelle édition ont nécessité le travail de nombreux graveurs, choisis par Gustave Doré parmi lesquels Héliodore de Pisan.
– Matrice sur bois (8,5 x 7,5 x 2 cm), d’après un dessin de C.A. Bertall gravé par Paul Riault représentant une nourrice allaitant un nouveau-né, pour illustrer La physiologie du goût, de Brillat-Savarin, Paris, Furne et compagnie, 1864.
– Matrice sur bois (8,8 x 18,5 x 2,5 cm), anonyme, représentant un ex-libris daté vers 1925.
Dessins au crayon au verso de la matrice.
– Matrice sur bois (12,5 x 15 x 2,3 cm) Les toits de Saint Julien Le pauvre, réalisée par Auguste Lepère, pour l’ouvrage de Huysmans, La Bièvre, Les Gobelins, Saint Séverin, Paris, Société de propagation des livres d’art, 1901, p. 67.
– Matrice sur bois (7,8 x 10,7 x 2,3 cm) d’après un dessin d’Hippolyte Bellangé gravée et signée par Harrison Weir. Cette matrice représentant Napoléon en héros illustre le chant n° 4 « Le Caire » de l’ouvrage de Barthélémy et Méry, Napoléon en Egypte, Paris, Ernst Bourdin, 1842.
– Matrice sur bois (6,4 x 9,9 x 2,3 cm) Une fille d’Ève, d’après un dessin de C. Huard gravé par P. Gusman illustrant la page 151 de l’ouvrage de Balzac. La Comédie humaine, S.l, édition Louis Conard, 1912.
On y joint :
– Ensemble de 4 galvanotypes métalliques réunis sur une planche en bois, d’après des dessins de Sahib gravés et signés par Prunaire pour illustrer l’ouvrage : TILLIER Claude. Mon oncle Benjamin, Paris, Conquet, 1881.
Chaque cliché inclut un encart orné d’une lettrine. Un feuillet au dos précise que les clichés étaient en principe réservés à l’impression des prospectus, et que tous les bois originaux ont été détruits après tirage.
Très intéressant témoignage de la fabrication du livre illustré au XIXe siècle.
Bon état général.
Bibliographie
BLACHON Remi. La Gravure sur bois au XIXe siècle, Paris, Les Editions de l’Amateur, 2001.