Signée 'Dubufe.' en bas à droite
Portrait of Agathe Emilie Bunel (1804–1826), wife of Hippolyte-Frédéric Ladureau, canvas, signed, by C.-M. Dubufe
25.29 x 21.25 in.
Collection de la seconde épouse de l'artiste, Eugénie Cimettière ;
Puis par descendance à leur fils Paul Dubufe (1842 - 1898) ;
A sa fille Gabrielle ;
A sa fille Colette ;
A son fils Jacques ;
Puis par descendance ;
Collection particulière, Normandie
Sous la direction d'Emmanuel Bréon, Claude-Marie, Édouard et Guillaume Dubufe, Portraits d’un siècle d’élégance parisienne, cat. exp., Paris, 1988, p. 63 (vers 1820)
Réalisé vers 1820, ce portrait d'Agathe Emilie Bunel témoigne de la longue amitié qui unit Claude-Marie Dubufe et la famille Ladureau-Bunel. Le modèle épouse en 1822 Hippolyte-Frédéric Ladureau, fournisseurs des armées et important propriétaire foncier. De cette union naitra Marie Agathe Ladureau, qui deviendra vicomtesse après son mariage en 1851 avec Victor Agathon Méderic vicomte du Bouëxic de la Driennais.
La jeune mariée décède en 1826, vingt-deux ans avant la naissance de sa nièce, Nelly Bunel en 1848, dont le portrait enfant est présenté au numéro 137. Les liens entre les familles Dubufe et Bunel seront renforcés par le mariage de celle-ci avec Paul Dubufe en 1867.
Hippolyte-Frédéric Ladureau, désormais veuf, se remarie en 1840 avec Pauline Elisabeth de Fussey. Léon Ladureau de Belot naîtra de cette union. Il prendra pour épouse en 1868 une des petites-filles de la Comtesse de Ségur, Camille d'Ayguesvives de Malaret. Cette dernière servira d'inspiration pour l'auteur des Malheurs de Sophie ou Des Petites Filles Modèles.
A l'instar de nombreux portraits de la fin de l'Empire et du début de la Restauration, Claude-Marie Dubufe peint Madame Ladureau sur un fond de ciel à la manière de Gérard, Kinson, Ingres ou Girodet. Son visage est mis en valeur par sa coiffure, dont les boucles anglaises tombent sur son front et ses tempes. Ses portraits évolueront ensuite vers un aspect plus romantique, plus proche de la production de Lawrence.