Acrylique et feuille de platine sur toile montée sur un châssis en bois
Signée, titrée et datée au dos
86 x 76,5 x 5 cm
Porte au dos les étiquettes des membres du studio de l'artiste
Acrylic and platinum leaf on canvas, perspex box frame; signed, titled and dated on the reverse
33.85 × 29.92 × 1.96 in.
Perrotin, New York
Acquis auprès de cette dernière par l'actuel propriétaire
“Mélanger toutes ces choses afin de représenter la culture et la société japonaises, c’était mon travail.”
Takashi Murakami, interview publiée par The New York Times Magazine en 2014
Takashi Murakami, docteur en peinture Nihonga, associe les techniques les plus modernes à la précision et la virtuosité de l’art traditionnel japonais. Inspiré des cultures manga et kawaii, son monde irrésistible est peuplé de personnages monstrueux et charmants, descendants facétieux des mythes passés. Sa théorie de l’esthétique Superflat qu’il introduit en 2001 lors de l’exposition trilogie dont il est le commissaire (et dont le titre du troisième volet, Little Boy, fait référence au nom de code donné à la bombe atomique lâchée sur Hiroshima en 1945) tente de brouiller les frontières entre art populaire et grand art. Son œuvre traverse l’évolution de la condition du Japon post Hiroshima, et tisse des liens entre avant-garde, manga, anime et leurs prédécesseurs, les gravures sur bois Ukiyo-e. L’absence de perspective et la bi-dimensionalité de l’art japonais ancien irriguent son travail, quel que soit le médium.
Ses peintures et sculptures privilégient souvent des surfaces lisses, des contours précis et des motifs répétés, donnant à ses œuvres une apparence presque numérique. Cette planéité n’est cependant pas seulement esthétique : elle constitue un véritable langage critique. Chez Murakami, le « plat » désigne aussi l’effacement des hiérarchies entre peinture et illustration, entre œuvre originale et produit dérivé, entre culture traditionnelle et culture de masse, mais également entre réalité et univers fictionnel.
Murakami, who has a PhD in nihonga painting, combines the most cutting-edge techniques with the precision of traditional Japanese art. Inspired by anime and character culture, his world is peopled by monstrous and charming characters alike, facetiously portrayed as descendants of past myths. His theory of Superflat aesthetic, which he introduced in 2001, attempts to blur the boundaries between popular art and high art. Superflat movement has explored the evolution of Japan’s understanding of its post-Hiroshima social condition and the interrelationships between vanguard art, manga and anime, and their forerunner, Nihonga. The absence of perspective, the two-dimensionality of ancient Japanese art, filters into every medium. His work has been featured in numerous solo exhibitions at museums and art institutions throughout the world.
His paintings and sculptures often favor smooth surfaces, precise contours, and repeated motifs, giving his works an almost digital appearance. However, this flatness is not merely aesthetic: it constitutes a genuine critical language. For Murakami, “flatness” also refers to the erasure of hierarchies between painting and illustration, between the original artwork and the derivative product, between traditional culture and mass culture, as well as between reality and the fictional universe.