Mainbressy. – Mercredi. Nouvelles de ses grands-parents, de sa tante ; il lui parlera « au sujet de tes dommages de guerre »… (au verso, lettre de Mme Gillet mère). – 5 avril. Il a ouvert la lettre de l’avoué, et c’est « une grosse déception […] Enfin que veux-tu ? Ne t’en fait pas ; ce qui est fait est fait. Nous recommencerons une vie pour nous ; et puis c’est la tranquillité sur beaucoup de points ». Il va partir pour Soissons [voir son père] et « mettre les choses au point, avec beaucoup de calme, je te le promets, mais irrévocablement »…
Soissons. – Jeudi. « Je m’ennuie mortellement ici. […] Mon père doit venir avec moi à Paris et je ne pourrai probablement pas m’en débarasser avant Lundi »… – Vendredi. Il embrasse très fort sa « Maman chérie » ; il prendra le lendemain le train pour Paris, mais ne rentrera que lundi matin : « j’ai trouvé deux camarades de Thionville et nous devons passer la soirée ensemble. J’ai été reçu à Amiens comme le Messie. J’ai trouvé Jean grossi »…
- Jean Mermoz (1901-1936) ;
- Gabrielle Gillet-Mermoz (1880-1955) ;
- Puis dans la famille par descendance