Charles de Gaulle insiste sur la question des armes.
« C'est vous qui aurez à faire, et peut-être prochainement, le regroupement national. Or, on ne concentre un pays que sur un sentiment, celui du péril couru et, depuis que le monde est le monde, ce sentiment n’a eu qu’une expression, la politique militaire.
Antique instinct de la tribu qui cesse de se quereller pour des moutons ou pour des femmes quand elle entend la rumeur des ennemis et, soudain, s’accorde à préparer les frondes et les épieux.
Ne vous semble-t-il pas que le moment soit venu pour vous de jeter au premier plan la question de nos armes ? Hitler n’a pas fait autre chose pour rassembler l’Allemagne. »
Infimes traces en coins sans atteinte au texte.
L. N. C., vol. 1, p. 795.