In-12 (15,8 x 9,9 cm), maroquin rouge, encadrement de filets dorés sur les plats, dos à nerfs orné de fers dorés, tranches dorées (Niedrée).
79 p.
Édition originale.
Étrange et énigmatique, cet opuscule est une réunion de deux longs poèmes théologiques et ésotériques combinant vers français et commentaire latin. Selon Jan Miernowski, l’ouvrage n’est pas un simple texte sur la magie et l’occulte, mais une allégorie filée sur la situation politique de la France. Ainsi, si Nodier avait classé Démons parmi les fous littéraires, l’auteur se place, en réalité, dans la lignée parodique de Jean Passerat et s’intègre dans « cette tradition ludique ou facétieuse de la littérature » (Tremblay).
Exemplaire enrichi d’une note manuscrite d'une main inconnue reprenant les commentaires de Brunet sur l’ouvrage et sur sa suite La Sextessence diallactique et potẽtielle.
Rare exemplaire ayant appartenu au poète et occultiste Stanislas de Guaita.
Infimes frottements sur la reliure, court en marge.
Provenance :
– Stanislas de Guaita (ex-libris).
– Georges Petit, château de Grandvoir.
Bibliographie :
Tremblay, « D’un maroquin à l’autre ou la quête insensée du bibliomane Charles Nodier » In: Réforme, Humanisme, Renaissance, n° 78, 2014. p. 175-207. Miernowski, Signes dissimilaires, p. 239. Nodier, Mélanges tirés d'une petite bibliothèque, p. 243-248. Brunet, II, 585.