Plaquette in-4, maroquin janséniste bleu nuit, dos à 2 nerfs avec le titre en long, filets intérieurs dorés, tranches dorées sur témoins (Riviere & Son).
Barbier, MBP, II-22 // Brunet, IV-1381 // Tchemerzine-Scheler, V-430a.
(4 f.) / A4 / 165 × 219 mm.
Édition originale de ce poème de 135 vers destiné à encourager les soldats français dans leur combat contre les Espagnols.
La France avait subi une défaite le 10 août 1557 à la bataille de Saint-Quentin. L’avenir était déjà sombre quand Guise apprit que la flotte anglaise, forte de 125 navires, était en vue des côtes de Normandie. C’est alors qu’il concentra près d’Amiens, à Pierre-Pont, les troupes d’Henri II et de ses alliés… En face Philippe II (d’Espagne) et le duc de Savoie commandaient en personne. Ils pouvaient compter sur 35.000 hommes en pied et 14.000 cavaliers… Mais la bataille n’eut pas lieu [et] les deux rois signèrent le traité du Cateau-Cambrésis (Barbier-Muller).
Ronsard, dans son poème, cherche à stimuler l’ardeur des soldats, faisant d’eux des héros lorsqu’ils reviendront chez eux avec une blessure telle une plaie au ventre :
Là donc mourez plus tost d’un plõb ou dune lãce
Repoussez l’Espagnol des frontieres de France,
Ouvrez vous par le fer le beau chemin des cieux…
Il existe deux états du poème à l’adresse de Paris, Wechel, avec ou sans le vers 134 : Veille rendre au combat vos forces animées (cf. le n° 444 du présent catalogue). L’exemplaire que nous présentons ne contient pas ce vers.
Bel exemplaire dans une sobre reliure de Riviere and Son.
Reliure légèrement voilée.