Shanghai, Musée d’Art de Shanghai, 2007 Pékin, Keumsan Gallery, 2008 Tokyo, The Metropolitan Museum of Photography, 2010 Chalon-sur-Saône, Musée Nicéphore Niepce, France, 2011
Comment:
Le travail de Yuki Onodera s'apparente à un conte poétique de la photographie. L'artiste nous oblige à entrer dans son monde feutré, épuré, d'une opacité caractéristique d'où émane l'âme de son travail. Le pouvoir de séduction de ses images s'enracine dans leur capacité à nous faire ressentir les possibilités de l'inconnu.
De la succession d'événements minutieusement orchestrés par l'artiste surgit une incandescence visuelle. Dans la série Transvest, elle soumet à de subtils dérèglements des images découpées dans des magazines, recomposées en "portraits non identifiés aux contours déstructurés que seul le flou sauve de la monstruosité", silhouettes-projections à sa propre échelle devenues un portrait-autoportrait flottant.
Sa première série en sérigraphie, présentée lors de l'exposition Japan caught by camera au musée de Shanghaï 2007.
Les tirages ont été travaillés à la main puis encrer en trente-huit passages grand format. Onodera s'est attaqué à la technique sérigraphique en prenant conscience de l'avènement de l'ère post argentique.
Le titre " éclipse annuaire " désigne à l'origine le fin halo produit par le Soleil passant derrière la Lune, notre regard est ainsi attiré sur l'espace situé entre visible et invisible.
Les motifs contrastent par rapport à ceux de Transvest, autre série de silhouettes, quoique plus statique. Pour cette série-ci, les silhouettes sont celles d'humains et d'animaux en mouvements vifs, auxquelles s'ajoutent des éléments festifs tels que feux d'artifice, néons ou confettis. Humains et animaux affrontés ou tordus à l'extrême font allusion à la nature des relations entre les hommes et le monde qui les entoure.