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KURT SCHWITTERS. DER SCHIRM. [LE PARAPLUIE]
TAPUSCRITS SIGNE
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€2,000 - 3,000
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Description

KURT SCHWITTERS. DER SCHIRM. [LE PARAPLUIE]
TAPUSCRITS SIGNE

Hanovre.[c. 1927]. 2 ff. recto uniquement. Signature autographe à l'encre noire en bas du dernier paragraphe.
Conte grotesque et absurde. Reproduit dans les oeuvres complètes de Kurt Schwitters Vol. 2. pp. 235 à 237. Il semble que ce tapuscrit soit l'unique trace de ce texte et que celui ci est servi à la publication des oeuvres complètes.

La vieille madame Feuerheur, toujours valide, se rend à pied à Hanovre - ce qui fait deux jours de marche. Elle s'appuie sur son parapluie, qui depuis cinquante ans rend de très bons services, un parapluie de qualité qui, toutes ces années, n'a pas posé le moindre problème. Elle l'a même acheté deux ans avant son mariage avec feu monsieur Feuerheur, quarante ans auparavant.
Donc, marchant dans la nuit, elle voit une lumière qui vient d'une auberge, où elle prend un café - c'est légitime après déjà pas mal de kilomètres parcourus. Dans cette auberge, elle aperçoit, au bord de la fenêtre, un couteau. Elle se demande ce que ce couteau peut bien faire là, mais elle n'insiste pas. Elle poursuit sa route, et une demie heure plus tard, voilà que son parapluie qui se casse en deux. Obligatoirement - il ne peut y avoir d'autre explication ! -, c'est l'aubergiste qui a scié son parapluie à moitié, un parapluie de très bonne qualité, qui a rendu de très bons services pendant cinquante ans. Arrivant à Hanovre, madame Feuerheur se rend aussitôt au tribunal pour faire valoir se droits et poser plainte contre l'aubergiste. Le premier juge lui signale que son tribunal n'est pas compétent, mais qu'il faut qu'elle se rende à Bienebostel (nom inventé !). Il veut bien d'ailleurs, au frais du tribunal, lui acheter un parapluie pour ensuite le casser dans les règles de l'art. Madame Feuerheur est très fâchée et plaide sa cause au tribunal de Bienebostel pour que l'affaire soit traitée correctement, en faisant appel à tous les témoins.
Dans la toute dernière phrase seulement, on finit par comprendre : la narratrice est témoin à ce procès, c'est la femme de l'aubergiste qui vient d'être inculpé.

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