Guillaume APOLLINAIRE POEMES A LOU
Genève, Pierre Cailler Editeur, 1955
In-4ø br., non paginé, non coupé. 2 textes d'André Rouveyre. Première édition en fac-similé. 1 des 100 exemplaires sur Vergé à la forme. Celui-ci nøII, premier papier
Exceptionnel exemplaire enrichi de :
- Un Calligramme original (265 x 208). Encre brune. Ancienne trace de pliure en 4. Titré "Ma sensibilité est devenueà", reproduit sous le nø LIV du présent ouvrage (et p. 422 sous le nø 175 dans l'édition Gallimard-L'Imaginaire des Lettres à Lou)., daté au crayon "1er juin [1915]". Le poète écrit : "Ma sensibilité est devenue aussi aiguë que celle de l'écrevisse au moment du renouvellement de sa carapace. L'homme propose son désir et son effort, c'est d'ouvrir les jambes de la femme aeiou. AEIOUà" (Voir la reproduction).
- Un autographe signé de Guillaume Apollinaire sur papier quadrillé (210 x 135). Encre brune. Plié en 2. Titré "Le Ciel est plein ce soir", reproduit sous le nø IV du présent ouvrage (et pp. 34-35 sous le nø 15 dans l'édition Gallimard-L'Imaginaire des Lettres à Lou [16 déc. 1914]). 44 lignes, quelques ratures.
"... Je t'aime tes mains et mes souvenirs font sonner à toute heure une heureuse fanfare des soleils tour à tour se prennent à hennir nous sommes les bas flancs sur qui ruent les étoiles. Je te quitte pour ce soir ma Lou je reprendrai demain ma tache préférée : t'écrire c'est à dire vous sentir près de moi mon adorée... Je t'en supplie ne te fais pas souvent menotte rien ne rend neurasthénique comme cet exercice..."
Merveilleuse lettre qui n'a pas été reproduite dans sa totalité dans le présent ouvrage. Lou vient de quitter Nîmes où elle était arrivée le 7 décembre 1914, elle avait rejoint Apollinaire le lendemain de son arrivée au corps et devient sa maîtresse. C'est une lettre remplie et exaltée par le "bonheur fou" : poème dans la lettre, comme écrire pour et par l'amour.