En bois et cuivre
H. : 47 cm (18¹/₂ in.)
(Oeil gauche restauré)
A Kota-Mahongwe reliquary figure, Gabon
Collection Monsieur R. du M
Laurin Guilloux-Buffetaud-Tailleur, Hôtel Drouot, Paris, Tableaux Modernes. Arts Primitifs. Antiques Haute Epoque, 21 juin 1984, lot n° 109
Jean-Claude Bellier jusqu’en 1995
Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), Bruxelles, puis par descendance
Cette figure constitue un remarquable exercice de réduction formelle, dans lequel le corps humain est ramené à un subtil jeu de lignes, de lumière et de volumes. Les lamelles de laiton aplaties rayonnent à partir d’un axe central, créant une surface scintillante et vibrante qui évoque les qualités réfléchissantes de l’eau, seuil symbolique vers le monde des ancêtres.
Par l’accentuation volontaire de la tête et l’emploi de motifs martelés en zigzag et en lignes parallèles, la sculpture acquiert la fonction d’un visage protecteur veillant sur les reliques sacrées conservées en son sein. En Occident, le cuivre est principalement apprécié pour sa conductivité électrique ; dans le contexte du Bwete, il remplit une tout autre fonction de transmission. Plus qu’un simple gardien immobile, cet objet agit comme un vecteur de forces spirituelles, conçu pour capter le regard et servir d’intermédiaire entre le monde matériel et le monde invisible.