En bois et métal
H. : 87 cm (34¼ in.)
A Lobi figure, Burkina Faso
Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), Bruxelles, puis par descendance
Chez les Lobi, ces sculptures, appelées bateba, étaient conçues pour servir d’intermédiaires entre la communauté et les esprits protecteurs connus sous le nom de thila. Loin d’être de simples représentations, elles étaient considérées comme des entités vivantes capables d’exécuter directement la volonté des thila.
Placées au sein des sanctuaires, les figures bateba étaient les prolongements de l’autorité spirituelle. Elles étaient chargées de protéger les individus comme la communauté tout entière, d’écarter la maladie, de détourner les malheurs et de neutraliser les forces néfastes afin de préserver l’harmonie collective.