En bois
H. : 44,5 cm (17¹⁄₂ in.)
A Luba caryatid stool, Democratic Republic of the Congo
Collection Camille Duyck (1885-1966), Bruxelles
Pierre Dartevelle (1940-2022), Bruxelles
Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), Bruxelles, puis par descendance
Cornet (Joseph-Aurélien), Zaïre, Peuples-Art-Culture / Zaïre, Volken-Kunst-Cultuur, Anvers, Fonds Mercator, 1989, p. 35
Dartevelle (Valérie) & Plisnier (Valentine), Pierre Dartevelle et les Arts Premiers. Mémoire et Continuité, vol. II, 5 Continents, 2021, p. 371, fig. 482
Ce siège royal (kipona) compte parmi les insignes sacrés de la royauté Luba. Conservé au sein du palais du souverain, il matérialise la légitimité du pouvoir royal et renvoie au siège originel des fondateurs de la dynastie sacrée Luba.
La figure de cariatide qui soutient l’assise reflète la conception Luba du corps féminin comme réceptacle de la puissance spirituelle sur laquelle repose la royauté sacrée. Dans une société où la succession et les titres royaux se transmettent par la lignée maternelle, elle rappelle le rôle essentiel des ancêtres féminines dans la légitimation du pouvoir. Elle évoque les mères fondatrices de la dynastie, vénérées comme les garantes de sa continuité.
Les fines scarifications qui ornent le corps, les cauris stylisés disposés sur le pourtour du siège ainsi que l’élégante coiffure participent d’un même langage symbolique. Ensemble, ils évoquent le raffinement, l’ordre social et les idéaux de civilisation associés à la royauté Luba, dont le souverain est à la fois le dépositaire et le garant.