Signé en bas à droite "E.Vuillard"
Don de l’artiste à Emmy Lynn à l’occasion de son mariage avec Charles Peignot, le 22 mai 1936
Galerie Daniel Malingue, Paris, 1983
Galerie de la Présidence, Paris, 1988
Collection particulière
Acquis auprès de cette dernière par l'actuel propriétaire le 19 mars 2022
Collection Louis Grandchamp des Raux
Paris, Galerie de la Présidence, Vert, mars-avril 2022, n° 26 p.44, reproduit en couleur p.45
A. Salomon, G. Cogeval, Vuillard, le regard innombrable, catalogue critique des peintures et pastels, vol. III, Skira/Seuil - Wildenstein Institute, Paris, 2003, n° XII-277, reproduit en couleur p. 1589
Un certificat d'Antoine Salomon sera remis à l'acquéreur.
Pastel on paper; signed lower right; 21 x 28 3/4 in.
Sur l’entablement de la cheminée, un bouquet d’anémones, dans un vase, est posé à côté d’une sculpture mise sous cloche, d’un petit vase et de ce qui pourrait être un flacon. Le miroir du trumeau de la cheminée reflète les objets, mais également une porte et un chevalet blanc, rappelant que toute image est simultanément représentation et illusion. Il met en évidence la manière dont la vie et l’art s’observent et se contemplent eux-mêmes, renforçant ainsi le caractère éphémère et contemplatif de la nature morte. La porte fermée, visible uniquement dans le miroir, donne une perspective et une profondeur à la composition. Les anémones, auxquelles Vuillard revient à plusieurs reprises dans son œuvre, comme dans son Bouquet d’anémones blanches (vers 1909, Paris, musée d’Orsay), occupent ici encore le centre de sa composition. Réalisée au pastel, l’œuvre exploite pleinement les qualités poudreuses et vibrantes du médium, idéal pour restituer la délicatesse et la fraîcheur des pétales. Vuillard offrit cette pièce en cadeau de mariage à son amie Emmy Lynn, grande figure du théâtre et pionnière du cinéma muet.