Trace de signature en bas à droite
Collection du peintre André Julien Prévost, France, vers 1873
Probablement sa vente, Paris, Hôtel Drouot, le 24 mai 1887
Probablement collection de Mme Marguerite Harth (1875-1951), épouse d’Alfred Pacquement (1872-1948), Paris
Par descendance à sa fille Germaine Pacquement, épouse de Robert Trocmé (1887-1970), Paris, 1955 (selon une étiquette au dos)
Vente Paris, Audap & Mirabaud, 17 juin 2015, lot 47
Acquis lors de cette vente par l'actuel propriétaire
Collection Louis Grandchamp des Raux
Paris, Galerie Beaux-Arts, 1850-1950 Tableaux de collections parisiennes, avril-mai 1955, n°30 (Titré Sous-bois,Ville d’Avray, selon une étiquette au dos)
A. Robaut, L'œuvre de Corot : catalogue raisonné et illustré, Tome II, Paris, H. Floury, 1905, p. 202, n° 569, reproduit p. 203 (croquis).
La Gazette Drouot, n° 23, 12 juin 2015, reproduit p. 85
Oil on paper laid down on canvas; 10 7/8 x 13 3/4 in.
Le tableau, daté des années 1840-1845, représente un paysage de sous-bois baigné d’une douce lumière. Les rayons du soleil pénètrent à travers les feuillages, projetant au sol les ombres des troncs de ces arbres élancés. Jean-Baptiste Camille Corot travaille sur le motif avec une touche vibrante donnant vie à la végétation dont le bruit du vent sur les feuilles semble nous parvenir. Peu d’éléments nous permettent d’identifier le lieu représenté. Lors de son exposition de 1955, le tableau est titré Sous-bois à Ville-d’Avray tandis que lors de son passage en vente en 2015, la Normandie est également retenue, sans davantage de précision. Cette hypothèse peut être étayée par comparaison avec d’autres œuvres de Corot peintes près de Honfleur. L’une d’elles, La Côte de Grâce, près de Honfleur1, représente un chemin bordé d’arbres près d’une falaise. Les arbres élancés comme la lumière semblent rapprocher les deux œuvres. Une autre, Calvaire à Honfleur (New York, Metropolitan Museum of Art), présente également ce même chemin sableux sous les arbres ainsi qu’une gamme chromatique similaire. Notre tableau est un témoignage précieux de son rapport intime à la nature qu’il saisit dans son âpreté et sa lumière crue. Il excelle à lui imprimer une matière propre, capturant par le biais de son pinceau les sensations physiques de l’expérience de la nature et ainsi parvenant à insuffler une force singulière à ses paysages.
1.Vente anonyme ; New York, Christie’s, 25 mai 1984, n° 52