- Un des 40 exemplaires construits
- Vendue neuve en France par Thépenier
- Mistral la plus exclusive et la plus rare
- Numéros de moteur/ châssis correspondants
Au début des années 1950, Maserati n'est encore qu'un constructeur à la production confidentielle, dont les voitures de sport sont raffinées et performantes, mais un peu trop exigeantes pour la clientèle aisée qui est en train de naître avec le renouveau d'après-guerre. Elle a besoin de voitures qui ont certes de l'allure et qui peuvent rouler vite, mais qui soient en même temps confortables et sures. La tâche de mettre au point un tel modèle va revenir à Giulio Alfieri, brillant ingénieur qui entre chez Maserati en 1953. Quatre ans plus tard, le stand Maserati du Salon de Genève expose un beau prototype de 3500 GT, carrossé en coupé par Touring. Après avoir présenté en 1962 la Sebring, Maserati dévoile l'année suivante celle qui va définitivement remplacer la 3500 GT : c'est la Mistral, élégamment dessinée par Frua. Sa forme fluide et d'un chic discret comporte une vitre arrière galbée faisant office de hayon, formule originale pour l'époque. Elle sera disponible en versions 3,7 litres et 4 litres, cette dernière ayant été produite à seulement 40 exemplaires, ce qui en fait une automobile rarissime. Elle était vendue en France pour 74 000 FF, plus chère donc qu'une Aston DB4 GT, une Ferrari 250 GT châssis court et quasiment le double d'une Jaguar Type E !
L’exemplaire présenté est facturé par l’usine aux Etablissements Thépenier, importateur Maserati à Saint-Cloud (Paris) le 13 mars 1967 et livrée à son premier propriétaire aux Ets. J. Levy, fabricants de produits métallurgiques à Montbéliard. Les échanges de l’époque, portés au dossier de la voiture, racontent que le hard-top commandé en option, avait été posé par l’usine alors que sa peinture n’était pas encore sèche ! De là, une correspondance est entamée entre le PDG des Ets. Levy et l’importateur, avec différents travaux réalisés pour corriger les défauts.
La voiture revient ensuite dans la région parisienne, Paris d’abord et dans les Yvelines ensuite. Elle entre ensuite dans la collection d’une personnalité belge bien connue qui la conserve jusqu’à présent. La voiture est dans sa teinte d’origine ‘Blu Sera’ de sortie d’usine, la sellerie est de couleur noire. La voiture a bénéficié d’une grosse révision dernièrement dans les ateliers de l’actuel propriétaire et se trouve dans un très bel état de conservation. Seules 40 exemplaires de Spider équipées du moteur 4L sont sortis de l’usine, ce qui en fait la meilleure et la plus aboutie des Mistral, sans compter qu’elle est la plus rare et la plus recherchée. Celle-ci de surcroît, vendue neuve en France, est une merveilleuse opportunité pour tout amateur d’italiennes exclusives.
Belgian title
Chassis no. AM109SA1.667
Engine no. AM109SA1.667
- One of 40 cars built
- Sold new in France by Thépenier
- The rarest and most exclusive Mistral
- Matching chassis and engine numbers
At the start of the 1950s, Maserati was still building cars in limited numbers. Its sports cars were refined and fast, but a little too demanding for the affluent customers who were emerging as the economy recovered after the war. They were looking for models which were fast and looked good, but were also safe and comfortable. The job of developing such a car fell to Giulio Alfieri, the brilliant engineer who had joined Maserati in 1953. Four years later, on its stand at the Geneva Motor Show, Maserati displayed a beautiful prototype of the 3500 GT, with a coupé body by Touring. After presenting the Sebring the previous year, in 1963 Maserati took the covers off the definitive successor to the 3500 GT: the Mistral, elegantly styled by Frua. Its sophisticated, flowing shape incorporated a curved rear window which doubled as a tailgate, an original concept at the time. It was available in 3.7 and 4-litre versions, with just 40 examples of the latter produced, making it an extremely rare car. It was sold in France for 74,000 FF, more than the price of an Aston Martin DB4 GT or a Ferrari 250 GT SWB and virtually twice that of a Jaguar E-Type!
This example was invoiced by the factory to the Établissements Thépenier, the Maserati importer at Saint-Cloud (Paris) on 13 March 1967 and delivered to its first owner at the Ets. J. Levy, a manufacturer of metal products at Montbéliard. Correspondence from the time, included in the car’s history file, relate that the optional hardtop was fitted by the factory before the paint was dry! This led to further exchanges between the CEO of the Ets. J. Levy and the importer, and various jobs were undertaken to correct these faults.
The car then returned to the Paris area, first to Paris itself and after this to the Yvelines. It subsequently joined the collection of a well-known Belgian personality, who has owned the car until now. It is finished in its original colour of ‘Blu Sera’, as it left the factory, with black upholstery. The car recently underwent a major service in its current owner’s workshop and is in very well preserved condition. Only 40 examples of the Spider with the 4-litre engine were built, making this the ultimate version of the Mistral, not to mention the rarest and most sought after. This example, moreover, which was sold new in France, represents a marvellous opportunity for any lover of exclusive Italian sports cars.
Photos © Xavier de Nombel