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BEL ASTROLABE PLANISPHÉRIQUE EN LAITON
D’après ‘Abd el ‘Ali (Isfahani), Iran qajar, XIXe siècle
Estimation :
6  000 - 8  000 €

Description

BEL ASTROLABE PLANISPHÉRIQUE EN LAITON
D’après ‘Abd el ‘Ali (Isfahani), Iran qajar, XIXe siècle

La mère et le trône d’une seule pièce, comprenant l’araignée, l’essieu, l’alidade, le cheval, et un jeu de quatre tympans provenant d’un même ensemble mais associés à la mère, la mère sans buttée, finement ciselé sur ses deux faces, le revers du trône portant la date de 1112 H / 1700-01, la signature apocryphe d‘Abd al-‘Ali indiqué dans un médaillon au centre, l’araignée ciselée des noms du zodiaque, les pointeurs animés de têtes d’animaux, le cheval maintenant l’ensemble en forme d’animal, tâches, bon état général.

Dim. : 16,9 cm (haut. sans la bélière) ; 18,5 cm (plus grande hauteur) ; 12,1 cm (diam.) ; 0,7 cm (épaisseur) ; 10,2 cm (diam. tympans).

Provenance :

Collection particulière française

Puis par descendance, collection particulière parisienne, 1999

Commentaire :

Cet astrolabe en laiton porte la signature de ‘Abd al-‘Ali , un constructeur d’astrolabe célèbre de l’époque safavide. Un de ses astrolabes, daté 1119 H / 1707-08, est conservé au musée de l’histoire de la science à Oxford (inv. no. 40330) et présente de grandes similitudes avec notre astrolabe. Il appartient au type développé en Iran à partir de la fin du XVIe siècle. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les astrolabes iraniens deviennent très ornés, tel qu’on le voit ici, et le constructeur est souvent aidé d’un ciseleur-décorateur. La multiplication des astrolabes à l’époque safavide, dont plusieurs nous sont parvenus, est le reflet de la passion pour l’astrologie à la cour safavide. Celle-ci fut notamment rapportée par le célèbre voyageur français Jean Chardin (Maddison, Francis, and Emilie Savage-Smith. Science, Tools & Magic. The Nour Foundation, 1997, vol.I, p.248).


Notre astrolabe n’est pas fonctionnel mais il a néanmoins été réalisé par un artisan de talent. En effet, il ne comporte pas de butée pour maintenir les tympans en place, et son travail de ciselure ne permet pas de pouvoir tirer des calculs exacts. Il se rapproche d’un astrolabe non-fonctionnel de la collection Khalili à Londres, fabriqué en Iran après 1778. Dans la description du catalogue de la collection Khalili, il est rapporté qu’un voyageur européen, A. Krziz, en 1805, avait remarqué le grand nombre d’astrolabes non fonctionnels produits à Téhéran pour une clientèle iranienne qui aimait « avoir un astrolabe sous la main bien qu’elle ne comprenne rien à son fonctionnement » (op.cit., cat. 148, p. 234). Notre constructeur d’astrolabe ‘Abd al-‘Ali, ainsi qu’un second ‘Abd al-a’imma, sont parmi les astrolabistes les plus copiés à l’époque qajare (op.cit., cat. 147, p. 252)

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