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PAPON (Maurice)
Lettre dactylographiée signée, avec apostille autographe.
Estimation :
200 - 300 €
Vendu :
328 €

Description complète

PAPON (Maurice)
Lettre dactylographiée signée, avec apostille autographe.
Paris, 2 mai 1969.

1 p. in-4 sur papier à en-tête de l'Assemblée Nationale.


Importante lettre relative à la démission du Général de Gaulle et à la candidature de Georges Pompidou à sa succession.

« Le retrait du Général de Gaulle est pour nous tous un chagrin. Mais parce qu’il n’a cessé depuis trente ans d’être notre conscience, le Général de Gaulle ne cessera d’inspirer notre conduite et nos actions. Cette fidélité nous dicte le courage dans l’instant même où il nous quitte. A peine avez-vous livré le combat d’hier que s’ouvre aujourd’hui un combat nouveau. Le mouvement a décidé unanimement de soutenir la candidature de Georges POMPIDOU. L’unité et la cohésion que nous manifestons en cette grave occasion est un acte d’une profonde signification, face aux jeux politiques qui recommencent et qui étaient prévisibles.  »

Il précise sa vision de la campagne à venir : « Au demeurant, si elle doit être conduite sans morgue, elle doit l’être aussi sans complexe : En effet les chiffres du Référendum du 27 avril 1969, pour être bien appréciés, doivent être rapportés notamment aux chiffres du premier tour des élections législatives de 1968. Cette comparaison souligne la stabilité du corps électoral de notre circonscription, en dépit de la vive campagne de « non » qui a été menée de toutes parts. Je dirais même que le département du Cher dans son ensemble a bien résisté au courant qui s’est manifesté à l’occasion de cette consultation référendaire et témoigne que nos efforts n’ont pas été vains. Je vous remercie encore une fois de votre dévouement et particulièrement nos afficheurs qui ont donné beaucoup de leur personne. »


Maurice Papon (1910-2007), sera rattrapé par son passé, en 1981, à la suite d'un article du Canard Enchaîné paru entre les deux tours de l'élection présidentielle, alors qu'il était Ministre du budget du gouvernement Barre. En 1988 il est condamné pour complicité de crimes contre l’humanité concernant des actes (l’organisation de la déportation vers les camps de la mort des Juifs de la région) commis quand il était secrétaire général de la préfecture de Gironde, entre 1942 et 1944. Il mena, après la guerre, une carrière de haut fonctionnaire (notamment Préfet de Police de Paris de 1958 à 1966) qui l'emmena jusqu’aux maroquins ministériels.


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