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Alfred de DREUX Paris, 1810-1860
Quatre chiens poursuivant un chat se sauvant par la fenêtre d'une écurie
Estimation :
70  000 - 100  000 €

Description

Alfred de DREUX Paris, 1810-1860
Quatre chiens poursuivant un chat se sauvant par la fenêtre d'une écurie
Huile sur toile

Signée et datée 'Alfred de Dreux 1857' en bas à gauche

(Restaurations)


Four dogs chasing a cat escaping through the window of a stable, oil on canvas, signed and dated, by A. de Dreux

39.37 x 29.52 in.

100 x 75 cm
Provenance :

Vente anonyme ; Paris, Palais d'Orsay, 26 juin 1979, n° 75 ;

Probablement acquis lors de cette vente par le père de l'actuel propriétaire ;

Collection particulière, Genève

Expositions :

Marie-Christine Renauld, Alfred de Dreux, Le cheval, passion d'un dandy parisien, cat. exp., Paris, Mona Bismark Foundation, 24 janvier-22 mars 1997, p. 120

Bibliographie :

Marie-Christine Renauld, L'Univers d'Alfred de Dreux, 1810-1860, Arles, 2008, p. 220, suivi du catalogue, p. 77

Commentaire :

Dès son plus jeune âge, Alfred de Dreux est confronté à la peinture par l’intermédiaire prestigieux de Théodore Géricault, alors fidèlement lié à la famille de Dreux par le biais de son ami Pierre-Joseph Dedreux-Dorcy, l'oncle d'Alfred, rencontré dans l'atelier de Pierre-Narcisse Guérin en 1810. Le jeune homme, que Géricault portraitura à de nombreuses reprises, fut profondément marqué par l'art de celui qui deviendra à la fois son mentor et son père spirituel dans la peinture. Après la mort tragique de ce dernier en 1824, Alfred de Dreux intègre l’atelier de Léon Cogniet, mais c'est bien l'influence du maître du Radeau de la Méduse que de Dreux conservera toute sa carrière. A une exécution soignée succède au tournant des années 1840, une accélération de son processus de création et un souffle de liberté vers la voie d’un style qui lui est propre : un pinceau furieux et empâté caractérise sa période de maturité.

Nous retrouvons cette fougue dans notre tableau : une passion dévorante pour l’action et la vitesse caractérise le peintre ; tant dans le choix du sujet que dans le traitement de la toile. L’artiste est agile et virevoltant et l’on comprend que le chat doit faire vite pour se sauver s’il ne veut pas être rattrapé par le pinceau du peintre ! Au cours des années 1857-1858, Alfred de Dreux peint de nombreux chiens qui deviennent des sujets autonomes dans ses peintures. Les chevaux ne sont pas délaissés et continuent d’être sa grande spécialité mais il y a quelque chose de plus intime, de plus personnel et divertissant dans cette thématique. Nous discernons que l’artiste s’amuse en peignant et le succès des lithographies reproduisant ces sujets confirment que le grand public est aussi au rendez-vous. La chasse au chat dans un escalier (fig.1) daté de la même année 1857, illustre une scène proche avec les mêmes chiens1. L’artiste avait probablement ces petits dogues dans son cadre de vie car nous les retrouvons dans la plus grande partie de ses tableaux de chiens. Le grand lévrier a lui aussi les mêmes taches que celui de notre toile. Une troisième toile peinte la même année montre un autre épisode de cette vie en société pour ces quatre chiens mais cette fois-ci les trois dogues coursent le lévrier2.


1 - Alfred de Dreux, La chasse au chat dans un escalier, huile sur toile, signée et datée 1857, 82 x 66 cm (opus cité supra, Inv. MCR 336, p. 77)

2 - Alfred de Dreux, LES FRERES ENNEMIS ? Chiens attaquant un lévrier, huile sur toile, signée et datée 1857, 66 x 82 cm (opus cité supra, Inv. MCR 339, p. 77)

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