Signée en bas à droite "JF RAFFAËLLI"
Vente New York, Sotheby's, 3 novembre 1999, lot 38
Galerie Brame et Lorenceau, Paris
Collection particulière européenne
Vente Londres, Sotheby’s, 30 mai 2008, lot 350
Galerie Jean-François Heim, Paris
Acquis auprès de cette dernière par l'actuel propriétaire le 13 mars 2009
Collection Louis Grandchamp des Raux
Paris, Galerie Jean-François Heim, Selection of master drawings and paintings from XVIIIth century to XXth century, 2009, p.70, reproduit en couleur p.71
Oil on canvas, signed lower right; 24 3/4 x 42 3/4 in.
Doté de multiples talents, musicien, acteur, écrivain, et peintre, Jean-François Raffaëlli connut le succès de son vivant, la reconnaissance du public et celle des instances officielles.
En 1892, il quitte sa maison d’Asnières pour s’installer dans le dix-septième arrondissement. Le peintre des banlieues devient le peintre de Paris représentant ses monuments les plus connus : Notre-Dame, les Invalides, la Sainte-Chapelle, la Place Saint-Michel ou encore les Champs-Elysées. Il s’attache à représenter ses boulevards animés, son architecture moderne et la foule en mouvement. Il multiplie ainsi les vues de la capitale, parmi lesquelles Le Port Saint-Nicolas, témoignant de son intérêt croissant pour la vie urbaine. Notre-Dame, monument récurrent dans son œuvre, y apparaît en arrière-plan comme sur un autre tableau conservé au Cleveland Museum of Art, Notre-Dame vue du quai de la Tournelle1, tandis que le devant de la composition montre la vie du quai, tel un instantané de la capitale : une mère et son enfant en promenade, des mariniers à l’ouvrage, un attelage qui avance et un petit chien errant, motif familier de ses vues parisiennes. Par cette scène foisonnante, l’artiste rend la réalité du Paris du tournant du siècle, sans l’idéaliser, mais baignée d’une lumière joyeuse.
Il cherchait peut-être à satisfaire les touristes américains aisés qui pouvaient s’offrir le luxe de ce type de souvenirs. En 1894-1895, Raffaëlli décide de se rendre aux États-Unis pour une semaine afin d’assister au vernissage d’une exposition de ses œuvres à l’American Art Association de New York. Il y reste finalement cinq mois au cours desquels il arpente le pays, découvrant un monde qui le fascine.
1. Jean-François Raffaëlli, Notre-Dame vue du quai de la Tournelle, huile sur toile, 65 x 81,2 cm, n° 1953.649