Galerie Pelletan-Helleu, Paris
Collection David David-Weill (1871-1952), acquis lors de l’exposition de la galerie en 1936
Oeuvre spoliée, puis restituée le 12 juin 1945 (Répertoire des biens spoliés en France durant la guerre 1939-1945, Paris, 1947, t.II, p.178, n°3961)
Vente Paris, Ader et Picard, Collection D. David-Weill, Dessins et Tableaux, 9 et 10 juin 1971, lot 302
Galerie Bérès, Paris (acquis au cours de cette dernière)
Acquis auprès de cette dernière par l'actuel propriétaire le 7 janvier 2015
Collection Louis Grandchamp des Raux
Paris, Xe Salon des Tuileries, Néo Parnasse, à partir du 27 mai 1932, n° 497a ou n°497b (le triptyque est exposé)
Probablement, Paris, Grand Palais, Société des Artistes indépendants. Exposition du cinquantenaire, février - mars 1934, n° 1224 (sous le titre Illustrations pour Pétrarque, ce triptyque ou l’autre ?)
Paris, Galerie Pelletan-Helleu, Maurice Denis. Peintures, aquarelles, dessins, lithographies, illustrations, mai-juin 1936 (le triptyque est exposé)
Paris, Galerie Huguette Bérès, Maurice Denis 1870-1943, juin - juillet 1992, n° 75, reproduit (le triptyque est exposé, seul ce tableau est reproduit)
C. Gaboriau, Maurice Denis (1870-1943) illustrateur. Pratique d’un artiste du livre, acteurs et réseaux, Thèse d’histoire de l’art, sous la direction de Marianne Grivel, Sorbonne Université, Paris, 2023, vol. I, p.409-410 et vol. II, p. 390-391
Cette œuvre sera incluse au catalogue raisonné des œuvres de Maurice Denis actuellement en préparation par Mesdames Claire Denis et Fabienne Stahl, sous le numéro n°931.0019.
Une attestation d'inclusion numérique de Mesdames Claire Denis et Fabienne Stahl sera remise à l'acquéreur.
Cette œuvre était le panneau central d'un triptyque illustrant des scènes extraites des Rimes ou Sonnets de Pétrarque.
Oil on cardboard; 13 x 9 7/8 in.
Au centre d’un triptyque illustrant des scènes extraites des Rimes ou Sonnets de Pétrarque, ce tableau représente Madame Laure, le grand amour du poète, présent tout au long de son œuvre littéraire. Il s’inscrit dans un projet plus ambitieux que Maurice Denis mène pour illustrer la traduction des Rimes réalisée par son ami Henry Cochin. Spécialiste de la littérature italienne de la Renaissance et engagé en politique, Cochin avait déjà collaboré avec Denis pour l’illustration de sa traduction de la Vita Nova de Dante, publiée en 1907 par Le Livre contemporain. À la fin de l’année 1895, le peintre reçoit par ailleurs une commande du frère d’Henry, Denys Cochin : une grande décoration comprenant sept panneaux et un plafond sur le thème de La Légende de Saint- Hubert, destinée au fumoir de son hôtel particulier rue de Babylone à Paris. Le projet d’illustration initié vers 1930 est malheureusement abandonné, contraint par la crise que traverse l’édition et par le décès de Cochin en 1938. Denis avait toutefois déjà réalisé douze œuvres sur le thème prévu, dont au moins deux triptyques : le premier présente Madame Laure à Vaucluse au centre, encadré par Madame Laure en lavandière et Le Serpent, tandis que le second est conservé au musée des Beaux-Arts de Dijon. Certains tableaux sont vendus de son vivant, l’artiste conservant néanmoins la liste des acquéreurs au cas où le projet aurait pu aboutir. Aucune gravure n’a été tirée, à l’exception d’une unique épreuve d’essai pour l’un des tableaux de la série.
Ce tableau, pour lequel aucun dessin préparatoire n’a été identifié à ce jour, illustre la chanson CXXVI, « Madame Laure à Vaucluse. Joie et douleur », dans le recueil d’œuvres choisies de François Pétrarque traduit par Henry Cochin et publié aux éditions de La Renaissance du Livre en 1921.