Signé des initiales en bas à droite "J.M"
Vente Paris, Hôtel Drouot, Michel Boscher, 21 décembre 1956, lot 122 (titré Soir sur le port)
Vente Genève, Galerie Motte, 28 juin 1968, lot 31 (titré Les bâteaux )
Vente Paris, Palais Galliera, Mes Loudmer, Poulin, Cornette de Saint-Cyr, 12 juin 1974, lot 175 (titré Marine)
Vente Paris, Hôtel George V, Mes Loudmer, Poulin, Cornette de Saint-Cyr, 29 octobre 1974, lot 87 (titré Marine)
Collection particulière, Île-de-France
Vente Paris, Kâ-Mondo, 2 décembre 2022, lot 87
Galerie des Modernes, Paris
Acquis auprès de cette dernière par l'actuel propriétaire le 31 janvier 2025
Collection Louis Grandchamp des Raux
Cette œuvre sera incluse au catalogue raisonné actuellement en préparation par le Comité Jean Metzinger.
Un certificat du Comité Jean Metzinger (Marek Mielniczuk - Raphael Maket - Marc Ottavi) sera remis à l'acquéreur.
Œuvre préparatoire pour le Port du Croisic, exposée au Salon des Indépendants en 1905, sous le n° 2902
Oil on panel; signed with the initials lower right; 8 5/8 x 10 5/8 in.
À la fois peintre et poète, Jean Metzinger se fait connaître au début de sa carrière par ses œuvres divisionnistes avant de s’intéresser au fauvisme, au pré-cubisme puis au cubisme. Ce tableau, peint en 1905, se situe avant l’évolution de son œuvre vers une schématisation plus abstraite. Les œuvres datant de cette période sont des marines et des paysages normands ou bretons qui représentent principalement des ports de pêche et de plaisance. Cette vue de l’estacade et de la grande jetée du port du Croisic est construite de façon rigoureuse : une ligne d’horizon haute sépare le ciel de la mer, la grande jetée et le phare sont à gauche, et l’estacade à clairevoie à droite et au premier plan. La scène est animée par quelques bateaux dont certains arborent des voiles colorées qui attirent l’œil du spectateur. Les touches de jaune et le bleu contrastent avec une palette dominée par des tonalités de roses, de violines et de verts, traduisant une atmosphère de calme et de silence. Metzinger applique de larges touches en mosaïque qui créent de subtils jeux de reflets et de miroitements.
Cette méthode est liée au regain d’intérêt significatif connu par le néo-impressionnisme en 1905, stimulé par les rétrospectives de Seurat et de Van Gogh au Salon des Indépendants, et par l’exposition personnelle d’Henri-Edmond Cross à la galerie Druet. L’intérêt simultané manifesté ensuite pour l’œuvre de Cézanne et pour les principes du fauvisme suggère la voie par laquelle Jean Metzinger passa du néo-impressionnisme au cubisme.