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1983 Lancia LC2/83 prototype
Estimation :
1 800 000 - 2 400 000 €

Description complète

Véhicule de compétition Sans titre de circulation
Châssis n° LC2-0001


- Une des quatre Lancia LC2/83 Groupe C, entièrement restaurée

- La première construite

- Une des voitures les plus brillantes de son époque

- Éligible dans toutes les grandes compétitions historiques accueillant les Groupe C

- Une des voitures les plus mythiques de Groupe C


La voiture que nous proposons est exceptionnelle, car il s'agit de la première Lancia LC2 produite, elle-même étant la seule véritable voiture de Groupe C italienne. Après la barquette LC1, voiture de transition issue de la Beta Montecarlo et ayant obtenu d'excellents résultats en 1982 en Groupe 6, Lancia décide de mettre au point un prototype répondant aux exigences du Groupe C, fermé et conforme aux limites de consommation. La LC2 qui voit le jour est dotée d'une structure complexe en alliage léger conçue et fabriquée par Dallara, habillée d'une carrosserie en Kevlar et fibre de verre dont l'aérodynamique fait l'objet d'études poussées pour optimiser l'effet de sol. Et surtout le moteur, qui change complètement du 4-cylindres 2 litres de la LC1, est emprunté à la Ferrari 308 GTBi Quattrovalvole (la voiture s'est d'ailleurs appelée "Ferrari-Lancia" au tout début de sa carrière). Il est modifié par Abarth qui en réduit la cylindrée à 2,6 litres tout en l'équipant de deux compresseurs KKK, ce qui permet de faire passer la puissance à 700 ch à 9 000 tr/mn. La cylindrée montera par la suite à 3 litres et la puissance à 800 ch, plus que les redoutables Porsche 956. Ainsi la Lancia LC2, avec sa célèbre livrée Martini Racing à bandes rouges et bleues, est à la fois légère et puissante, ce qui en fait une des voitures les plus rapides du plateau, comme en témoignent les 398 km/h atteints en 1985 sur la ligne droite de Hunaudières, alors dénuée de chicanes. Malheureusement, la LC2 souffre de problèmes de fiabilité qui l'empêchent d'obtenir les résultats qui soient à la hauteur de ses qualités. Lancia la confie aux meilleurs pilotes d'endurance, comme Alessandro Nannini, Ricardo Patrese, Piercarlo Ghinzani, Michele Alboreto, Teo Fabi, Mauro Baldi, Andreas de Cesaris ou des Français comme Jean-Claude Andruet et Henri Pescarolo et elle va tout de même signer trois victoires au cours de sa carrière en Groupe C, en 1983 à Imola, en 1984 à Kyalami et en 1985 à Spa-Francorchamps.


La première apparition de la LC2 en compétition a lieu en avril 1983 aux 1000 Km de Monza, avec une neuvième place pour Patrese et Alboreto. Les 24 Heures du Mans se soldent par des abandons malgré un deuxième temps aux essais et les meilleurs résultats de la saison sont une victoire en octobre à Imola et une deuxième place au Mugello et à Kyalami. L'année suivante, La LC2 obtient une troisième place encourageante à la première manche à Monza, suivie d'une autre troisième place au Nürburgring mais il faut attendre la fin de la saison pour un doublé à Kyalami. Les 24 Heures du Mans témoignent d'un progrès par rapport à 1983 avec pour la LC2 de Wollek et Nannini une pole-position et un record du tour en course dont elle occupe la tête au petit matin avant de souffrir de problèmes de boîte qui la relèguent en huitième position. Mais au moins est-elle présente à l'arrivée. Dernière saison officielle complète de la LC2, 1985 est encore sous la domination des Porsche : en plus d'une victoire à Spa, les Lancia remportent trois troisièmes places (Monza, Silverstone et Brands Hatch) et les 24 Heures du Mans voient deux LC2 à l'arrivée, sixième (Wollek-Nannini-Cesario) et septième (Pescarolo-Baldi).

En fait, ce prototype n'a pas pu bénéficier de la mise au point qu'il nécessitait pour vaincre ses problèmes de fiabilité, mais il reste un des plus brillants et des plus fascinants de son époque.


La voiture que nous proposons est le tout premier châssis LC2 produit, sur les sept exemplaires d'usine fabriqués. Elle a participé aux essais des 1000 Km de Monza en avril 1983 mais, sortie de la piste par Ghinzani suite à un éclatement de pneu, elle n'a pas pris part à la course. On l'a revue ensuite en juin aux 24 Heures du Mans, entre les mains d'Alessandro Nannini, Jean-Claude Andruet et Paolo Barilla, avec pour mission aux essais non pas de chercher le meilleur temps, mais d'effectuer des tests d'endurance. Pendant la course, elle a été contrainte à l'abandon à la treizième heure à cause d'une défaillance de turbo.

Après sa carrière en compétition, cette voiture a fait partie de la collection de Yoshijuki Hayashi. Elle a bénéficié d'une restauration complète et se présente en superbe état, avec sa carrosserie fluide autour d'une structure sophistiquée, son habitacle digne d'un avion de chasse, son impressionnant moteur double turbo, ses célèbres couleurs Martini, son numéro 6 du Mans 1983 et le nom des pilotes de cette même épreuve. Accompagnée d'un certificat d'authenticité de Lancia Classiche, elle est prête à prendre part aux épreuves ouvertes au Groupe C, sachant qu'elle est éligible en particulier au Mans Classic, au Group C Racing by Peter Auto, au Gulf Historic, aux Masters Endurance Legends USA, au Daytona Classic 24 Hours by HSR, à la Rolex Monterey Motorsports Reunion et au Sebring 12 Hour by HSR. Un crack test complet de la voiture, daté de février 2025, vient d’être réalisé par ITC. Cette voiture, prête à courir et qui sera vendue avec un set de roues slick, constitue l'occasion extrêmement rare d'acquérir une authentique Lancia Groupe C d'usine, voiture qui a marqué son époque par ses performances hors du commun et qui continuera à défendre brillamment les couleurs de la marque lors des compétitions historiques.




Racing car

Unregistered


Chassis no. LC2-0001


- One of the four Lancia LC2/83 Group C cars, completely restored

- The first LC2 built

- One of the most brilliant cars of its time

- Eligible for all the major historic events open to Group C cars

- One of the most iconic cars in Group C

 

The car we are offering for sale is exceptional, as it is the first Lancia LC2 built, itself the only true Italian Group C car. After the open-cockpit LC1 sports car, a transitional model developed from the Beta Montecarlo which achieved excellent results in Group 6 in 1982, Lancia decided to develop a prototype that met the requirements for Group C, with closed bodywork and respecting the limits on fuel consumption. The LC2 that emerged had a complex light-alloy structure designed and built by Dallara, fitted with Kevlar and carbon-fibre bodywork, the aerodynamics of which had been extensively studied to optimise the ground effect. Above all, its engine marked a radical departure from the 2-litre 4-cylinder fitted to the LC1 and was taken from the Ferrari 308 GTBi Quattrovalvole (indeed, the car was known as the ‘Ferrari-Lancia’ at the start of its career). It was modified by Abarth, who reduced its displacement to 2.6 litres and fitted two KKK turbochargers, raising the power output to 700bhp at 9000rpm. This was later increased to 3 litres, to produce 800bhp, more than the formidable Porsche 956s. In its famous Martini Racing colours with red and blue stripes, the Lancia LC2 was both light and powerful, making it one of the fastest cars on the grid, as could be seen from the 398kph (247mph) it reached in 1985 on the Hunaudières straight, which had no chicanes at the time. Unfortunately, the LC2 suffered from reliability issues which prevented it from obtaining results to match its qualities. Lancia entrusted the car to the top endurance drivers, including Alessandro Nannini, Ricardo Patrese, Piercarlo Ghinzani, Michele Alboreto, Teo Fabi, Mauro Baldi and Andreas de Cesaris, as well as the French drivers Jean-Claude Andruet and Henri Pescarolo, and it nonetheless won three races during its career in Group C: at Imola in 1983, at Kyalami in 1984 and at Spa-Francorchamps in 1985.

 

The LC2 made its competition debut in April 1983 at the 1000 Kilometres of Monza, with ninth place for Patrese and Alboreto. The 24 Hours of Le Mans ended with the LC2s retiring, despite posting the second-fastest time in qualifying, and their best results during the season were a win at Imola in October and second places at Mugello and Kyalami. The following year, the LC2 achieved an encouraging third place in the first round at Monza, followed by a further third place at the Nürburgring, but it would be the end of the season before Lancia took the first two places at Kyalami. At the 24 Hours of Le Mans Lancia made progress compared to 1983, with Wollek and Nannini’s LC2 starting on pole and setting a lap record during the race, which it led in the early hours of the morning, before suffering from gearbox problems which relegated it to eighth place. But at least it made it over the finish line! 1985 was the last full official season for the LC2 and was again dominated by Porsche, but as well as a win at Spa, Lancia achieved three third places (Monza, Silverstone and Brands Hatch) and two LC2s crossed the line at Le Mans, finishing sixth (Wollek-Nannini-Cesario) and seventh (Pescarolo-Baldi).

In truth, the sports prototype never benefitted from the development work needed to overcome its reliability issues, but it remains one of the most brilliant and fascinating cars of its time.

 

The car we are offering for sale is the first LC2 chassis ever built, from the seven works cars produced. It took part in testing for the 1000 Kilometres of Monza in April 1983 but came off the track following a burst tyre when Ghinzani was driving, and did not compete in the actual race. It was next seen in June at the 24 Hours of Le Mans, driven by Nannini, Andruet and Barilla, with the task in qualifying not of setting the fastest time, but of performing endurance tests. During the race, it was forced to retire during the 13th hour due to a turbocharger failure.

After its competition career, the car became part of Yoshijuki Hayashi’s collection. It has been given completely restored and is in superb condition, with its flowing body built around a complex structure, cockpit worthy of a fighter jet, impressive twin-turbo engine, famous Martini colours and the racing number 6 from Le Mans in 1983, together with the names of its drivers in the race. Sold with a certificate of authenticity from Lancia Classiche, it is ready to take part in the events open to Group C cars, and in particular, it is eligible for Le Mans Classic, the Group C Racing Series by Peter Auto, the Gulf Historic GP Revival, the Masters Endurance Legends USA, the HSR Daytona Classic 24 Hours, the Rolex Monterey Motorsports Reunion and the HSR Classic 12 Hour at Sebring. A complete crack test of the car, dating from February 2025, has just been carried out by ITC. Ready to race and supplied with a set of slicks, this car represents an extremely rare opportunity to acquire a genuine works Lancia Group C, which left its mark on its era thanks to its extraordinary performance and will continue to uphold the honour of the marque at historic events.

 

Photos © Kevin Van Campenhout

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