Sculptée dans une défense d’éléphant, débout sur un piédestal en forme de croissant de lune coiffant des têtes de chérubins, sur un socle en bois noir orné de quatre figurines de saints.
Dim. : 28 cm (sur socle)
Capitolium Art, Brescia, 15 juin 2017: n°519 (ill.)
Collection particulière belge
L'ivoire nécessaire à la réalisation de cette Vierge à l'Enfant a probablement été exporté du Mozambique, vers les territoires portugais du sous-continent indien : Goa et le Sri Lanka, où s'est développé, dès le XVIe siècle, une activité de production d'objets en ivoire de grand luxe, notamment destinés à une clientèle européenne. De plus, à partir du XVIe siècle, les ordres missionnaires -- notamment les Jésuites -- construisirent des églises et cherchèrent à convertir les habitants de l'Inde. Une telle sculpture de la Vierge à l'Enfant permettait ainsi d'illustrer la liturgie et de diffuser l'imagerie chrétienne.
Cette sculpture peut être rapprochée d'une Vierge de l'Immaculé Conception, datée vers 1650, ainsi que d'une St Anne et la Vierge et d'un St Jean Baptiste, datés vers 1700, dans les collections au Victoria and Albert Museum, Londres- elle partage plus précisément le style de ces deux derniers (inv. A. 60-1949, A.34-1940 et A.61-1927). La Vierge Marie est souvent représentée debout sur un croissant de lune, comme ici, ou triomphant d'un dragon, deux symboles issus du Livre de l'Apocalypse du Nouveau Testament.
*Information aux acheteurs :
Conformément à la réglementation en vigueur, les lots en ivoire disposent d’un CIC et sont en libre circulation au sein de l’Union européenne. La sortie de l’Union européenne (hors Monaco) est interdite.