Buste d'oushebti momiforme, coiffé de la perruque tripartite dégageant les oreilles, paré d'un large collier ousekh, les bras croisés sur la poitrine tenant les instruments aratoires sculptés en léger relief. Le bas du corps à moitié lacunaire conserve les trois premières lignes de l'inscription hiéroglyphique reprenant le traditionnel chapitre VI du Livre des Morts et donnant le nom du défunt, le prêtre-lecteur et magicien Padiimenipet (Padiaménopé).
Manques visibles.
Haut. : 19 cm
Collection Jean-Jacques Rotthier (1932 - 2009), puis par descendance
La tombe TT 33 de Padiaménopé (également transcrit Padiamenipet, Padiimenipet ou Petamenophis) est connue dès le début du XVIIIᵉ siècle, grâce à des voyageurs comme Richard Pococke, et a été étudiée plus systématiquement au début du XIXᵉ siècle par Jean-François Champollion, qui reconnut certaines inscriptions et en fit une première transcription du nom du prêtre. La documentation s’est approfondie à la fin du XIXᵉ siècle avec des égyptologues tels que Johannes Dümichen, qui relevèrent plans et textes hiéroglyphiques, faisant de la TT 33 l’un des tombeaux privés les plus vastes et les plus documentés de la nécropole thébaine.
Parallèlement à ces campagnes d’exploration, de nombreuses statuettes funéraires portant le nom et les titres de Padiaménopé ont été extraites du contexte funéraire et intégrées à des collections muséales prestigieuses (British Museum, Louvre, Museo Egizio de Turin, etc.) ainsi qu’à des collections privées. Ces statuettes se caractérisent fréquemment par leur état fragmentaire ou partiellement endommagé, possible témoignage de pratiques funéraires ou simple conséquence des aléas de leur dispersion hors de la tombe.