Statuette funéraire de contremaître, vêtu du long pagne à devanteau, coiffé de la perruque tripartite striée dégageant les oreilles, le bras gauche le long du corps, le droit replié sur la poitrine retenant le fouet. Les détails sont peints en noirs tout comme la colonne d'hiéroglyphes sur le devant du pagne indiquant: « L'Osiris supérieur du Harem d'Amon Nesikhonsou ».
Fracture restaurée et craquelures.
Haut.: 17 cm
Collection Jean-Jacques Rotthier (1932 - 2009), puis par descendance
Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n°227
E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, catalogue d’exposition, 1991, n°227
Nesikhonsou était une noble thébaine de la XXIe dynastie, fille du premier prophète d’Amon Smendès II et épouse du grand prêtre Pinedjem II. Elle portait les titres d’« intendante des pays étrangers du Sud » et de « vice-roi de Kouch ». Sa momie et son mobilier funéraire ont été découverts en 1881 dans la cachette royale DB320 à Deir el-Bahari, où les prêtres d’Amon protégeaient les momies royales et celles de leur famille.
Cette statuette représente l’un des potentiels 36 contremaîtres chargés de superviser les 365 serviteurs funéraires présents dans la tombe de la défunte, destinés à accomplir le travail des champs pour elle dans l’au-delà.