Louanges.
« Avant même d’ouvrir : “La France a sauvé l'Europe”, je savais y trouver un indicible intérêt. À cet égard, ma lecture a dépassé mon attente.
Pour ce qui est de votre action, si clairvoyante et si courageuse, avant et pendant la tempête jusqu'au grand drame de la mi-juin 1940, vous savez que je l'ai toujours approuvée, au point de m'y associer dans la mesure de mes moyens. C'est vous dire qu'à part quelques détails, je souscris, aujourd'hui encore, à ce que vous en exposez.
Quant au problème décisif posé dans les jours suprêmes (infandum regina jubes renovare dolorem), vous connaissez, mieux que quiconque, la solution qu'il me parut à moi-même nécessaire de lui donner.
Cette solution, comme celle à laquelle vous crûtes devoir alors vous résigner, tout en en souhaitant une autre, échappe désormais à nos propres jugements. Elles appartiennent à l'Histoire. Je ne vous en dirai rien.
Vous me laisserez, toutefois, ajouter que mon exceptionnelle estime pour votre valeur et ma fidèle
L. N. C., vol. 2, p. 820.