In-8, veau brun, filet doré en encadrement et fleuron central ovale à entrelacs et fond azuré, dos à 4 nerfs avec filet et fleuron répétés (Reliure de l’époque).
Doe, 11 // Tchemerzine-Scheler, V-33 // USTC, 29578.
(16f.)-CCLXXIXf. (mal chiffré CCLXXVII)-(11f.) / [ ]8, ❋8, a-z8, aa-ll8, mm10, nn8 / 105 x 169 mm.
Rare seconde édition de la Briefve collection de l’administration anatomique, largement augmentée et première sous ce titre.
Ambroise Paré est né au Bourg-Hersent, dans le Maine, vers 1510. De condition modeste, il débute comme marmiton chez le comte de Laval, où il est distingué par le barbier du comte qui en fait son apprenti. Il poursuit ensuite son apprentissage auprès d’un barbier d’Angers puis de son frère Jean, lui-même chirurgien-barbier à Vitré, avant d’entrer comme compagnon chirurgien à l’Hôtel-Dieu, à Paris, d’où il sort maître barbier-chirurgien en 1536. Il s’attache au service du lieutenant-général d’infanterie René de Montjean qu’il suit sur les champs de bataille d’Italie, puis à celui de René de Rohan, qu’il accompagne dans ses campagnes militaires à Perpignan, en Bretagne, en Lorraine, etc., où il développe sa pratique sur le terrain. À la mort de Rohan, il passe au service d’Antoine de Bourbon, roi de Navarre, puis à celui de Henri II et de ses successeurs, François II, Charles IX et Henri III. Protestant, il échappe au massacre de la Saint-Barthélemy grâce à Charles IX qui le cache dans sa propre chambre. Il meurt à Paris en 1590.
Paré fut reçu docteur en chirurgie par la faculté de Paris en 1554. Ses apports à la médecine moderne et à la chirurgie furent nombreux, et il publia ses travaux en français, délaissant le latin et le grec qu’il ignorait mais qui étaient alors les langues en usage pour les publications scientifiques.
La Briefve collection de l’administration anatomique avait paru en 1549 chez Guillaume Cavellat, immédiatement suivie en 1550 d’une remise en vente avec un titre renouvelé. En 1561, Ambroise Paré en donna cette seconde édition sous un nouveau titre, augmentée d’observations faites lors des dissections pratiquées avec Isnard Rostan de Binosque.
Marque de l’imprimeur sur le titre (Renouard, n° 653), un portrait gravé sur cuivre au verso du titre, peut-être gravé par Jean Le Royer, et 48 figures gravées sur bois dans le texte dont 36 à pleine page, montrant les différentes parties du corps humain.
Exemplaire réglé comportant trois becquets contrecollés mentionnés par Doe, le premier au verso du feuillet mm3 et les deux autres dans la table, l’un occultant 3 lignes (f. nn4v) et l’autre une page entière (f. nn5r). Une annotation ancienne à l’encre en latin au feuillet e1v.
Bel exemplaire malgré des restaurations anciennes à la reliure,
2 petits manques de cuir sur les bords de 2 nerfs et une charnière frottée. Titre sali avec ancienne mention manuscrite grattée et petit manque angulaire, petite tache de rouille à 3 feuillets (s1, s2, s3), trou dans la marge d’un autre (cc1), petit manque angulaire à un feuillet (ee1), une déchirure marginale (ii4) et petite tache à 5 feuillets ([ ]5, [ ]6, bb1, kk8, ll1).
Provenance :
Ex-libris manuscrit non identifié à l’encre sur un contreplat daté 1617 (?).