2
HERGÉ (1907-1983)
Les Aventures de Tintin
Coke en stock
Estimation :
100  000 - 150  000 €

Description

HERGÉ (1907-1983)
Les Aventures de Tintin
Coke en stock

Mine de plomb sur papier pour le crayonné préparatoire de la planche 53 de cet album

publié en 1958 aux éditions Casterman. Prépublié dans le journal Tintin n°44, 30 octobre

1957. Signé et dédicacé. Esquisses au verso représentant Tintin et Haddock, très agités, qui

viennent d’apercevoir un périscope. Un remarquable exemple démontrant l’importance de

ce travail de recherche dans lequel Hergé mettait toute son énergie, quitte à raturer et à

surcharger chaque image, et qui permet à la ligne claire d’émerger à travers les turbulences

du trait. Et un passage très dynamique, avec Tintin, Haddock et le pilote estonien Piotr

Szut en grand danger : il doivent faire face à un ancien U-Boot (« Ha ! ha ! Un sous-marin !

Pourquoi pas toute la Home Fleet ? » s’exclame Haddock) qui va tenter de les envoyer par

le fond. Heureusement, l’esprit combatif du capitaine de La Licorne saura les inspirer.

Hergé apporta beaucoup de soin à la réalisation des scènes finales et à la restitution de

l’atmosphère maritime : les équipements et les aménagements intérieurs du Ramona sont

ceux d’un vrai navire de commerce. 55 x 36,5 cm.


Tintin et le capitaine Haddock ont appris l’existence d’un trafic d’êtres humains transitant

par le Khemed. À Wadesdah, la capitale, il y a eu un coup d’État, et l’émir Ben Kalish Ezab

a été renversé par le cheik Bab El Ehr, qui était soutenu dans l’ombre par le marquis di

Gorgonzola, faux aristocrate italien mais vrai malfaiteur d’envergure internationale

derrière lequel se cache Roberto Rastapoulos, personnage diabolique que Tintin combat

depuis Les Cigares du pharaon. Les voici donc en mer Rouge, à bord du cargo Ramona,

qui transporte clandestinement des explosifs et des munitions, et aussi des malheureux

Africains qui ne savent pas qu’au lieu d’aller en pèlerinage à La Mecque ils vont être

vendus comme esclaves. Le bateau a été abandonné par son équipage, qui avait prévu de

faire sauter la cargaison afin qu’il disparaisse au fond de la mer avec ses encombrants

passagers. Tant bien que mal, Tintin et Haddock ont repris le contrôle de la situation et se

dirigent maintenant vers Djibouti. Szut vient de réparer la radio qui était cassée, et Tintin

s’empresse d’aller annoncer la bonne nouvelle à Haddock, qu’il bouscule

involontairement : « Elle marche !… Oui ?… Eh bien j’espère qu’elle regarde au moins où

elle va, elle !… », répond le capitaine. Mais ils sont encore loin d’être tirés d’affaire :

Rastapoulos n’a pas envie que ses différents trafics soient mis au jour, et sans le moindre

scrupule, il a envoyé un sous-marin afin de torpiller le cargo. En observant d’inoffensifs

poissons volants qui frôlent les vagues, Tintin, effaré, découvre le bâtiment de guerre qui

les a pris en chasse : « Ils veulent nous couler ! » crie-t-il. D’abord affolé, lui aussi, par cette

menace qui se précise, et après un moment de flottement, Haddock va se ressaisir, et, avec

toute l’énergie qu’on lui connaît, il va prendre la direction des opérations et montrer de

quoi un marin expérimenté et courageux, qui a affronté des tempêtes autrement

périlleuses, est capable. En manoeuvrant habilement (« Torpille à babord ! La barre à

tribord, toute !… ») et en sauvant le Ramona, il va ainsi faire honneur à la mémoire de son

glorieux ancêtre, le chevalier François de Hadoque, capitaine de la marine du roi Louis

XIV, qui terrassa l’un des plus féroces Frères de la Côte.

"

Commissaire-priseur

Arnaud OLIVEUX
Commissaire-priseur
Tél. +33 1 42 99 16 28
aoliveux@artcurial.com

Contacts

Alexandre DALLE
Administrateur des ventes
Tél. +33 1 42 99 20 19
adalle@artcurial.com

Bureau des enchères

Kristina Vrzests
Tél. +33 1 42 99 20 51
bids@artcurial.com

Actions