Casque en bronze de type apulo-corinthien au crâne haut et bien délimité, avec un arc frontal fortement marqué. Petites ouvertures pour les yeux et courte narine ajourée. Protection de nuque à rebord avec boucle conservée. Vestiges d'un porte-crête riveté sur le sommet. Décor gravé abondant. Un sanglier attaquant est représenté sur chaque joue. La nuque présente un sphinx, un sanglier, un lion et une créature mythique. Le périmètre et les ouvertures pour les yeux sont bordés d'un fin motif à chevrons. Ce type de casque se portait sur la tête comme une visière. Les ouvertures pour les yeux et la narine étaient trop petites pour être fonctionnelles et sont purement décoratives.
Petites restaurations.
Haut.: 25,5 cm
Collection particulière allemande
Hermann Historica, Auktion 57, Munich, 22 avril 2009: n°37 (ill.)
Collection Christian Levett, Musée d'Art Classique de Mougins
Musée d'Art Classique de Mougins (MACM), Mougins, France, juin 2011-août 2023 (Inv. n° MMoCA257)
Hermann Historica, Auction 57, avril 2009, lot 37
The Soane Banquet, octobre 2010
LMSnews, France, décembre 2010-janvier/février 2011, no. 44, p. 108
Cote Magazine, France, 2011, p. 155
Cote Magazine, France, avril 2011, p. 107
Cote magazine, France, mars 2011, no. 191, p. 10
Cote d'Azur Loisirs, France, 2011
M. Burns, "Graeco-Italic Militaria" dans M. Merrony (ed.), Mougins Museum of Classical Art, France, 2011, p. 213, n°93
V. Torres-Hugon, "Hoplite, le premier guerrier de l'histoire", Antiquité, hors-série, Éditions Heimdal, France, 2017, no. 1, p. 21
V. Torres-Hugon, Hoplite, le premier guerrier de l'histoire, Éditions Heimdal, France, 2018, p. 21
Dérivé italiote du casque corinthien, le type de casque dit « apulo-corinthien » se distingue par son port « en calotte ». Relevé sur le sommet du crâne à la manière dont Mars, Minerve et les héros sont figurés sur les reliefs grecs, le casque est rabattu en arrière pour faciliter leur identification. Ils sont donc l’attribut d’une élite guerrière étrusque qui emporte son équipement jusque dans leurs sépultures. Seule une soixantaine de casques apulo-corinthiens sont référencés à ce jour.
La richesse du décor ornant ces casques tranche avec la sobriété des prototypes corinthiens. Les petits yeux et la languette nasale ajourée sont devenus purement ornementaux, tout comme les sangliers finement gravés sur les joues, et le bestiaire qui anime la nuque. Une crête aujourd’hui disparue, dont subsistent les traces du support riveté, s’ajoutait au sommet du crâne.
Ce type perdure jusqu’à la période romaine, perdant leur fonction utilitaire pour devenir des éléments d’apparat : un tel casque arborant sa crête est encore visible sur les fresques de la Domus Aurea, dans la scène des adieux d’Hector à Andromaque.