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Claude-Marie DUBUFE Paris, 1790-1864
Portrait de Paul Dubufe, fils de l'artiste (1842-1898), futur époux de Nelly Bunel
Estimation :
20  000 - 30  000 €

Description

Claude-Marie DUBUFE Paris, 1790-1864
Portrait de Paul Dubufe, fils de l'artiste (1842-1898), futur époux de Nelly Bunel
Toile (Toile d'origine)

Signée 'Dubufe.' à droite


Dans son cadre d'origine en bois et stuc doré


Portrait of Paul Dubufe, son of the artist (1842–1898), the future husband of Nelly Bunel, canvas, signed, by C.-M. Dubufe

46.45 x 34.64 in.

118 x 88 cm
Provenance :

Collection de la seconde épouse de l'artiste, Eugénie Cimettière ;

Puis par descendance à leur fils Paul Dubufe (1842 - 1898) ;

A sa fille Gabrielle ;

A sa fille Colette ;

A son fils Jacques ;

Puis par descendance ;

Collection particulière, Normandie

Expositions :

Salon de 1846, n° 560, Portrait en pied d'enfant

Claude-Marie, Édouard et Guillaume Dubufe, Portraits d’un siècle d’élégance parisienne, sous la dir. d'E. Bréon, Paris, Délégation à l’Action Artistique de la Ville de Paris, 1988, p. 96, repr. en couleur p. 130

Les Enfants modèles, sous la dir. d'Emmanuel Bréon, Paris, Musée de l’Orangerie, 24 novembre 2009 – 8 mars 2010, Tokyo, Bunkamura museum, p. 14, repr. p. 15 (fig. 3).

Commentaire :

Né à Paris le 27 février 1842, Paul est le premier enfant du peintre et de sa seconde épouse Rose-Eugènie-Algonde Saint-Amand. C’est au cours de cette même année qu’est célébrée l'union de son demi-frère Edouard (1819-1883), fils ainé de Claude-Marie. 

Paul entre en 1860 à l'Ecole Impériale et spéciale des Beaux-Arts. Contrairement à son père et à son demi-frère, il intègre la section d'architecture puis embrasse cette profession. Il est reçu en 1868 et exerce ensuite dans la Manche, où il réalise le casino de Jullouville, l'école de Folligny et l'école de Saint-Léger. Il s'implique également dans la réfection de l'abbaye de La Lucerne, propriété de son épouse Nelly Bunel, en construisant les ailes du logis de l'abbatiale. Il y établit son lieu de villégiature. De plus, il conçoit à Cannes plusieurs villas, dont la sienne et celle de la duchesse de Sagan. Il participe enfin au concours pour la construction de la nouvelle Cour des Comptes de Paris suite à l'incendie de cette dernière en 1895, lors de la Commune. Il meurt le 1er février 1898. 

Si la plupart des femmes de la haute société parisienne ont posé dans l'atelier de Claude-Marie Dubufe, on lui doit aussi quelques-uns des portraits d'enfants les plus touchants de cette époque, qu'il peint seul (Petite fille en prière et Petite fille revenant du marché, 1833, Kunstmuseum de Berne), ou en famille (Portrait d'une famille, 1822, Londres collection particulière). Les modèles représentés appartiennent souvent à l'entourage proche du peintre comme le Portrait de Paul et René Dubufe, peint vers 1852. 

Il peint ici son fils Paul à l'âge de 4 ans en 1846. Appuyé sur un fauteuil de style Louis XIII en velours rouge et bois tourné, il est vêtu d'une robe, comme le voulait l'usage pour les garçons de moins de 7 ans, à cette époque. La position adoptée par le jeune modèle, appuyé sur le fauteuil, se retrouve dans de nombreux autres portraits comme celui d'Horace Delaroche par Paul Delaroche, acquis en 2014 par le musée du Petit Palais, ou encore le Portrait de Louis Philippe Albert d'Orléans par Franz Xaver Winterhalter, entré en 2023 au musée du Louvre. Le meuble sert de point d'appui à l'enfant tout en permettant d'ouvrir la perspective derrière lui. Son raffinement témoigne du statut social de la famille à la suite de la seconde union du peintre. Le jeune garçon est ainsi placé comme héritier de la lignée familiale des Dubufe. 

 

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