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MIROIR ET CONSOLE D’ENTRE-FENÊTRE, TRAVAIL SUISSE D’ÉPOQUE EMPIRE
Attribué à François-Michel Pugin (1761-1820)
Estimation :
4 000 - 6  000 €

Description

MIROIR ET CONSOLE D’ENTRE-FENÊTRE, TRAVAIL SUISSE D’ÉPOQUE EMPIRE
Attribué à François-Michel Pugin (1761-1820)

La console en hêtre et sapin sculpté et peint crème, ornementation en bois et stuc doré, dessus de marbre de Merlingen, la façade ornée au centre d’un masque allégorique flanqué de rinceaux agrémentés de palmettes et têtes de dauphin, les pieds démontables en deux parties ceints d’une double bague feuillagée ; le miroir en bois et stuc doré, le fronton à motif d’aigle aux ailes déployées parmi une guirlande de chute fleurie au naturel, les écoinçons à décor de mufles de lion ; petits accidents et manques

Dimensions (miroir) 

H. : 200 cm (78 ¾ in.)

l. : 101,5 cm (40 in.)

Dimensions (console) :

H. : 81,5 cm (32 in.)

l. : 107,5 cm (42 ¼ in.)

P. : 58,5 cm (23 in.)


A Swiss Empire parcel-gilt, gilt-stucco and cream painted console and mirror, attributed to François-Michel Pugin (1761-1820)


Certains des lots que nous présentons dans cette vente sont l’œuvre de la production de François Michel Pugin (1761–1820), concurrent direct de Johann Friedrich II Funk. 


À l’instar de ce dernier, sa production, directement inspirée des modèles français de l’époque Empire, compte aussi bien des consoles, miroirs, cadres et boîtiers d’horloges en bois doré. Fervent suiveur des nouvelles technologies liées au processus d’industrialisation, ses œuvres sculptées démontrent le passage de la sculpture traditionnelle manuelle vers des ornements préfabriqués.


En effet une partie des éléments en appliques que l’on retrouve sur ces pièces sont dûs à Joseph Beunat, créateur de la Manufacture de Décors de Sarrebourg aussi appelée Manufacture de Pâte. C'est vraisemblablement en Angleterre que Joseph Beunat avait étudié le secret de cette composition et de sa fabrication pour laquelle il déposa dès son retour en France un brevet d'invention.


Vers 1813, Beunat fit exécuter les premières planches de son catalogue de vente qui constituent un témoignage de la décoration intérieure sous le Premier Empire et où il précisait la nature de la fabrication :


« Ces beaux décors, composés d'un mastic aussi dur que le stuc, ont été exécutés d'après les dessins fournis par les premiers architectes, et s'emploient avec le plus grand succès pour les décorations en bas-relief ; ils remplacent tous les ornements en bois, qui sont sujets aux attaques des vers, et ceux en plâtre que l'air décompose, sans en avoir les inconvénients (…) »


Les ornements en applique qui décorent notre console et son miroir se retrouvent dans les planches issues du Recueil des dessins d’ornements d’architecture de la manufacture de Joseph Beunat à Sarrebourg, et à Paris, Rue Napoléon, No. II :


-Mufles de lion qui décorent les écoinçons du miroir (pl. 26 fig. 450)

-Masque allégorique flanqué de rinceaux feuillagés qui décore la ceinture de la console (pl. 16 fig. 453)

-Masque de Bacchus qui décore la partie haute des montants (pl. 26 fig. 16) et palmette surplombant le masque de Bacchus (pl. 10 fig. 256)

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