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VASE OVOÏDE EN MARBRE SCULPTE REPRÉSENTANT LA FABLE D’ÉSOPE « LE RENARD ET LA CIGOGNE »
D’après un modèle de vase d’Antonio Isopi (1758-1833)
Estimation :
2 000 - 3  000 €

Description

VASE OVOÏDE EN MARBRE SCULPTE REPRÉSENTANT LA FABLE D’ÉSOPE « LE RENARD ET LA CIGOGNE »
D’après un modèle de vase d’Antonio Isopi (1758-1833)

Le corps orné d'une frise figurative figurant un renard et une d’une cigogne stylisée, l’anse en forme d'oiseau et d'un bec verseur en forme d’ours ; reposant sur un pied en forme de calice rond reposant sur une plaque carrée

H. : 64 cm (25 ¼ in.)

l. : 26 cm (10 ¼ in.)

 

Bibliographie comparative :

C. von Holst, Schwäbischer Klassizismus, zwischen Ideal und Wirklichkeit 1770-1830. Ausstellungskat, Stuttgart 1993, Bd. 1, S. 131-141, bes. Abb. 78; Bd. 2, S. 288 – 294, bes. Kat. 177 mit Abb. 262.

A. Köger, Antonio Isopi, ein römischer Bildhauer am württembergischen Hof, Frankfurt a. M., 1996.

 

An ovoid carved marble vase depicting Aesop's fable "The Fox and the Stork", after a vase design by Antonio Isopi (1758-1833)

 

Originaire de Rome, Antonio Isopi (1758-1833) était sculpteur, stucateur et professeur d'art à la cour du Wurtemberg. C'est d'abord à Rome qu'il s'est formé, marqué par les travaux de restauration effectués dans les collections d'antiquités pontificales. Il s'intéressait particulièrement à la sculpture antique animalière et ornementale, à laquelle il s'était déjà consacré à Rome avec ses propres créations. Appelé à la cour du Wurtemberg, il réalisa des stucs dans divers châteaux et devint si célèbre pour ses œuvres ornementales et animalières, d'une finesse et d'un raffinement exceptionnels, que même Goethe tenta de le débaucher pour l'amener à Weimar. Il publia ses propres projets de vases, de fontaines et de monuments funéraires et réalisa bon nombre de ces modèles en plâtre, en albâtre ou en marbre.

 

L’artiste qui a réalisé ce vase s’est clairement inspiré du vase décoratif de plus grande taille, de conception générale identique, réalisé vers 1810 et conservé aujourd’hui au château de Ludwigsburg (n° d’inv. N. N. 139). Réalisé dans un albâtre plus tendre, ce dernier présente une ornementation encore plus élaborée, qui s’étend également à la frise du vase.


Madame Anette Köger ayant vu des photographies du vase, pense qu'il soit très probablement attribuable à Isopi et son atelier, et qu'il constitue une variante de la célèbre œuvre de Ludwigsburg réalisée en marbre de Carrare d'un blanc immaculé, auquel Isopi avait facilement accès grâce à ses maîtres. La dureté du matériau et la taille réduite de la pièce ont contraint l'artiste à épurer l'ornementation et à opter pour une répartition à la fois plus dominante et plus équilibrée du relief. S'il est difficile de déterminer lequel des deux exemplaires a été réalisé en premier, il est certain que le travail sur la plus petite pièce est resté inachevé : les parties figuratives n'ont jamais été menées à terme.

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