Signé sur la terrasse «César», numéroté et marque du fondeur sur la tranche de la terrasse au dos «bocquel Fd, 7/8»
Édition de 8 exemplaires
Fonte Bocquel
45 × 60 × 16.5 cm
Bronze with brown patina; signed, numbered and bearing the foundry mark
17.71 × 23.62 × 6.29 in.
Cette œuvre est enregistrée dans les archives de Madame Denyse Durand-Ruel sous le n°2861.
“Celui qui a goûté une fois au vol marchera toujours les yeux tournés vers le ciel.”
Léonard de Vinci
En 1956, César a été frappé par la mort de Léo Valentin, surnommé l’homme-oiseau, un Icare des temps modernes qui s’est tué lors d’un saut en parachute durant un meeting aérien à Liverpool.
Dans l’usine de Villetaneuse, l’artiste développe alors une série de personnages en fer soudé, prolongés d’une ou deux longues ailes, évoquant les ailes de bois dont s’équipait le parachutiste pour effectuer ses chutes planées. Par leur parti pris frontal, ces sculptures marquent un tournant dans l’œuvre de l’artiste. Ce glissement de la figuration (la figure humaine) vers l’abstraction (l’aile) annonce les plaques reliefs et enfin les compressions. Le corps presque sans tête, comme soufflé par une déflagration, se prolonge en une aile qui se définit comme un tableau abstrait. Dans ce refus de la composition traditionnelle, César atteint là le sommet de son langage. L’aile est montée comme un collage, où les éléments ne perdent rien de leur identité tout en offrant une modulation rythmique de la matière. La sculpture suggère le plumage des oiseaux, un étendard, ou encore un tableau de N. de Staël.
In 1956, César was deeply affected by the death of Léo Valentin, nicknamed ‘the bird-man’, a modern-day Icarus who was killed whilst parachuting during an air show in Liverpool.
At his studio in Villetaneuse, the artist went on to create a series of welded-iron figures, each with one or two long wings, evoking the wooden wings the parachutist used to perform his “gliding jumps”.
With their frontal perspective, these sculptures mark a turning point in the artist’s work. This shift from figuration (the human figure) towards abstraction (the wing) heralds the relief panels and, ultimately, the ‘compressions’.
The almost headless body, as if blown away by an explosion, extends into a wing that takes on the form of an abstract painting. In this rejection of traditional composition, César reaches the pinnacle of his artistic language. The wing is assembled like a collage, in which the elements lose none of their identity whilst offering a rhythmic modulation of the material. The sculpture suggests the plumage of birds, a banner, or even a painting by N. de Staël.