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GRAND MANTEAU D’AVIATEUR EN CUIR BRUN DE JEAN MERMOZ
Très probablement porté le 2 mars 1929 lors de son atterrissage forcé dans la cordillère des Andes
Estimation :
8 000 - 12  000 €

Description

GRAND MANTEAU D’AVIATEUR EN CUIR BRUN DE JEAN MERMOZ
Très probablement porté le 2 mars 1929 lors de son atterrissage forcé dans la cordillère des Andes

Étiquette déchirée de RAGLENA Portique des champs Elysées. Fermant par quatre boutons en cuir tressé. Col rabattable fermant par bouton pression.

Deux poches latérales de taille et une poche à rabat de poitrine.

Parements avec boucles de serrage.

Ceinture à la taille.

Usures d’usage et déchirures dans le dos à la suite de l’atterrissage dans les Andes.

H. : 109 cm


On joint :

- Un cartouche dactylographié « Paletot de cuir porté par Mermoz au moment de sa périlleuse traversée de la cordillère des Andes effectuée le 28 février 1929 avec un passager le comte de la Vaulx. Forcé d’atterrir sur un plateau incliné à 2800 m d’altitude aboutissant à un précipice, Mermoz saute à terre et bloque les roues de son « LATE » en se couchant devant l’appareil ». 

- Une enveloppe écrite de la main de la mère de Jean MERMOZ

« Notes de Jean trouvées dans le paletot de cuir » et contenant :

- Une lettre de l’Aero club d’Auvergne et un mandat carte à son adresse.

- Deux bulletins météorologiques. 

- Quinze billets au crayon, notes de navigation.

- Une note à la plume sur les probabilités météorologiques les 9 et 10 janvier 1933 entre Istres et l’Équateur. 


A Jean Mermoz's large brown leather aviator coat

Provenance :

- Jean Mermoz (1901-1936) ;

- Gabrielle Gillet-Mermoz (1880-1955) ;

- Puis dans la famille par descendance

Commentaire :


Ce manteau est un symbole : celui de l’homme que l’on retrouve vêtu de ce modèle de manteau d’aviateur, mais surtout celui de son courage.

 

Le 28 février 1929, Mermoz décolle de Buenos Aires pour une nouvelle mission. Dans un premier temps, il doit rejoindre San Antonio Oeste afin d’embarquer, à bord de son Laté 25, le directeur de la Fédération aéronautique internationale, le comte Henry de La Vaulx.

 

Après une seconde escale à Plaza Huincul, dans la province de Neuquén, il doit traverser la Cordillère par une nouvelle route, bien plus au sud de Santiago, à hauteur de la ville chilienne de Concepción, afin de rejoindre la capitale par le versant chilien. Alors qu’il se trouve en pleine traversée de la Cordillère avec le comte de La Vaulx à son bord, le 2 mars 1929, son moteur tombe en panne à la suite d’un problème de carburateur.

 

Contraint d’effectuer un atterrissage d’urgence, Mermoz repère rapidement une plateforme très étroite, située à 2 800 mètres d’altitude et se terminant par un précipice. Faisant preuve d’une adresse remarquable, il parvient à y poser l’appareil. Mais la piste naturelle qu’il a choisie n’est pas plane et l’avion continue de rouler dangereusement en direction du gouffre.

 

Mermoz se hisse alors hors de la carlingue et se précipite devant l’appareil pour en bloquer les roues et l’arrêter avant le ravin. Notre paletot porte encore les marques de cet épisode.

 

Avec l’aide de Collenot, il entreprend alors de réparer le moteur. Une heure plus tard, l’équipage parvient à redécoller et atterrit sain et sauf à Santiago.

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