Paris, 1747-1748
À décor guilloché sur toutes les faces de filets ondulés, le fermoir à charnière dissimulée, gravée sur la gorge : DUCROLLAY PLACE DAUPHINE A PARIS ; petits chocs, rayures, usures aux angles et restauration dans un angle du couvercle
Poinçons :
Sans poinçon de maître orfèvre
Maison commune : lettre G couronnée, pour 1747-1748
Charge : un bras, pour Paris, 1744-1750
Décharge : une tête de saumon
Contrôle postérieur : petite garantie pour l’or, (tête d’aigle deux fois)
H. : 3,5 cm (1 ½ in.)
L. : 7,8 cm (3 in.)
P. : 5 cm (2 in.)
Poids : 175 gr.
Bibliographie comparative :
V. Bastien, Les Ducrollay - De prestigieux orfèvres parisiens au XVIIIe siècle, L’OBJET D’ART, Juillet-août 2006, N° 415 ; p. 60-69
V. Bastien, Étude de la production et de la diffusion des tabatières et des objets de luxe à Paris sous Louis XV et Louis XVI. L’exemple de l’atelier des orfèvres Ducrollay, Drais et Ouizille, Paris, 29 novembre 2013.
A gold snuffbox, by Jean Ducrollay, Paris, 1747-1748
Jean Ducrollay (1710-1787) était l’un des orfèvres parisiens les plus renommés pour les tabatières en or ; il commence son apprentissage le 26 février 1722 chez son oncle le grand orfèvre Jean Drais, qui le parraine à la maîtrise en 1734. Il s’installe en 1740 place Dauphine, son frère Jean-Charles Ducrollay (1712-1766) travaille également dans l’atelier familial, ainsi que les orfèvres Louis Roucel et Pierre-François Drais. Dans sa clientèle, il a Madame de Pompadour (1721-1764) pour laquelle il réalise un magnifique moulin à café en or daté de 1756-1757 (coll. Du musée du Louvre (inv. OA 11959). Dès 1760, il devient orfèvre-joaillier de la couronne et livre beaucoup de tabatières et bijoux entre 1751 et 1771 aux administrations royales notamment pour des présents diplomatiques.