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Henry RYLAND Biggleswade, 1856- Londres, 1924
Le vœu de pureté
Estimation :
20 000 - 30 000 €

Description complète

Le vœu de pureté
Aquarelle gouachée sur traits de crayon

Signée et datée ‘HENRY RYLAND 1897’ en bas à gauche


The vow of purity, gouache and watercolor on pencil, signed and dated, by H. Ryland

28.14 x 14.7 in.

71.5 cm x 37.5 cm
Provenance :

Vente anonyme ; Paris, Hôtel Drouot, Arcole, 18 mars 1992 ;

Collection particulière, Ile-de-France

Commentaire :

Notre œuvre se distingue comme l’une des plus belles productions d’Henry Ryland, célèbre aquarelliste britannique actif durant la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Formé initialement à la South Kensington School of Art, futur Royal College of Art, il se rendit à Paris afin d’intégrer l’atelier de Benjamin-Constant puis l’académie Julian sous la direction de Gustave Boulanger puis Jules Joseph Lefebvre. Il forge son travail autour d’un subtil point d’équilibre entre le néoclassicisme de Sir Lawrence Alma-Tadema, l’esthétisme d’Albert Moore et la production des préraphaélites. S’il peint à l’huile, c’est bien dans ses aquarelles qu’il trouve son plein épanouissement et la meilleure expression de son talent merveilleux. Il exposa fréquemment à la Royal Academy, à la New Gallery et au Royal Institute of Painters in Water-Colour, ce qui lui permit d'asseoir définitivement sa position à la tête du groupe des peintres néoclassiques travaillant à l'aquarelle.

Notre œuvre constitue un exemple particulièrement enchanteur du style de Ryland, dans lequel il combine la poésie romantique des préraphaélites et le dynamisme presque sculptural des néoclassiques. La technique de l’aquarelle qu’il maitrise parfaitement lui permet un rendu très réaliste alors en vogue outre-manche. Sur un tapis de lys, symbole de pureté, soigneusement appliqués dans les fonds, une jeune fille, dont seule la majestueuse chevelure rousse se détache de ce camaieu crème que composent les fleurs, la robe et son grain de peau, est en train de prier son chapelet. Reprenant une thématique qu’il affectionne, Ryland semble représenter ici une allégorie du combat spirituel : notre jeune femme demande l’aide de Dieu afin de lutter contre ses désirs dans sa quête de rester pure et chaste. Une œuvre du même sujet est passé récemment sur le marché de l’art (voir The Isabel Goldsmith Collection ; Londres, Christie’s, 30 juin – 14 juillet 2022, n° 4 (vendu 63.000£)).  

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