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Augustin PAJOU Paris, 1730 - 1809
Marie-Louise-Albertine Martin à quatorze ans, future Madame François-Nicolas Delaistre
Estimation :
70 000 - 100 000 €

Description complète

Marie-Louise-Albertine Martin à quatorze ans, future Madame François-Nicolas Delaistre
Buste en terre cuite

Signé et daté 'Pajou. / sculp. / Reg. / Faciebat / 1777.' à l'arrière

Hauteur : 47 cm


Repose sur un piédouche en marbre blanc veiné gris

Hauteur totale : 58,5 cm


Portrait of Marie-Louise-Albertine Martin at 14, future Madame François-Nicolas Delaistre, signed and dated, by A. Pajou

H. : 18.50 in.

Provenance :

Collection de Monsieur et Madame François-Nicolas Delaistre (1746-1832) ;

Puis par descendance ;

Vente anonyme ; Paris, Galerie Georges Petit, Me J. Tilorier, 21 mai 1928, n° 173 ;

Collection Arthur Georges Veil-Picard (1854-1944) ;

Confisqué à ce dernier par le Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg durant l'occupation nazie en France le 29 octobre 1940 (sous le n° W-P.49 Kiste Nr WP9), transféré au Jeu de Paume, au Louvre puis à Neuschwanstein ;

Rapatrié en France le 17 novembre 1945 et restitué à la famille le 16 avril 1946 ;

Resté dans la descendance d'Arthur Georges Veil-Picard jusqu'à nos jours

Bibliographie :

Notice d'un buste en terre cuite par Augustin Pajou (1780-1809) ″Portrait de Marie-Louise Albertine Martin″ signé et daté 1777, deux miniatures : portraits de femmes, table-liseuse par Nicolas Petit, du XVIIIe siècle [4 nos] appartenant à Mme X... - Vente : Galerie Georges Petit, 21 et 22 Mai 1928, n° 173

James Davis Drapper, Guilhem Scherf, Pajou Sculpteur du Roi (1730-1809), cat. exp. Paris, musée du Louvre, 20 octobre 1997 -19 janvier 1998, New York, Metropolitan Museum of Art, 26 février-24 mai 1998, p. 386, reproduit p. 387, fig.235 et p. 391

Commentaire :

Entre les années 1770 et 1790, Pajou est au sommet de sa renommée en tant que portraitiste. En cette fin du XVIIIe siècle le charme innocent qui se dégage des portraits d’enfants enthousiasme les collectionneurs. Le portrait de Marie-Louise-Albertine Martin âgée de quatorze ans, signé et daté par Pajou en 1777 illustre et explique à merveille cet engouement. Mademoiselle Martin est la fille du vernisseur du roi, l’un des frères Martin, inventeurs du fameux « vernis Martin ». La jeune fille épousera neuf ans plus tard le sculpteur François Delaistre (1746-1832), en présence de Pajou. Le buste de la jeune adolescente est empreint de la grâce et de la fraicheur des plus beaux portraits d’enfant de Pajou. Le sculpteur nous montre ici son irréprochable maîtrise dans l’art de modeler la terre avec finesse et sureté. Pajou s’est attaché à rendre le regard tendre et ingénu de la jeune fille. Il insiste, comme à son habitude, sur le contraste entre les épaules droites et la tête tournée vers la droite donnant vie et naturel à son portrait. Pajou s’applique aussi à traiter les cheveux de l’enfant tirés en arrière comme une masse, sans trop décrire chaque mèche, mis à part quelques jeunes pousses qui s’échappent de façon charmante et délicate sur le front. Ce buste s’inscrit dans la série de portraits dit « d’amitié » du sculpteur de l’Académie. Outre les liens éminemment confraternels qui existaient entre Pajou, le père de Marie-Louise, vernisseur du roi et le sculpteur Delaistre qui deviendra son mari, on ressent à la vue de ce doux portrait, l’affection et la tendresse de l’auteur pour son modèle.

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