Chacun à décor repoussé et ciselé d’entrelacs géométriques formant des médaillons habités de sphinges et d’oiseaux, les extrémités ornées chacune d’anneaux, corrosion, petits manques
Diam. : 13,2 cm (chacun)
Sotheby’s, Londres, 25 février 1974 : n°132
Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n°70i
Puis par descendance, collection particulière belge
Les bijoux fatimides en argent sont d’une extrême rareté, en grande partie en raison de leur refonte en périodes de crise, l’argent étant couramment mobilisé comme réserve monétaire. Le pillage des trésors califaux sous le règne d’al-Mustansir, dans la seconde moitié du XIe siècle, contribua également à la dispersion des objets de luxe fatimides (Ettinghausen, R., Grabar, O., & Jenkins-Madina, M. Islamic Art and Architecture 650–1250. Yale University Press, 2001). De tels ornements pourraient avoir été produits ou diffusés à Césarée, où des découvertes archéologiques ont livré des ensembles comparables, témoignant du raffinement et de la prospérité de la dynastie fatimide (Kool, R., Baidoun, F., & Sharvit, J. “The Fatimid Gold Treasure from Caesarea Maritima Harbor,” 2015).
Le musée Aga Khan à Toronto conserve une paire de bracelets très proche, tant dans leurs dimensions, technique d’argent repoussé que dans leur décoration de personnages (inv. AKM600a-b). D’après la notice attachée à la paire de bracelets de Toronto, d’autres bracelets similaires sont au L. A. Memorial Mayer Institute for Islamic Art à Jerusalem (inv. No. J239) [3] et dans la al-Sabah collection, Kuwait (LNS 68 J a-b).