Signé 'J.M. moreau' à droite
Dans un cadre en bois sculpté et doré, travail français d'époque Louis XIV
Portrait of Catherine Louise Henriette de Villers, second wife of Denis Papillon de la Ferté, black pencil, red chalk and watercolor highlights, signed, by J.-M. Moreau called Moreau the Younger
6.29 x 5.11 in.
Par descendance dans la famille du modèle ;
Collection Jacques Doucet (1853-1929) ;
Sa vente, Paris, Galerie Georges Petit, Mes Lair-Dubreuil et Baudoin, 5 juin 1912, n° 35 ;
Collection André Dormeuil (?-1940) ;
Puis par descendance ;
Collection particulière, Paris
Salon de 1783, n° 312 (Portrait de Madame de La Ferté)
Maurice Tourneux, "La collection J. Doucet. Dessins et pastels", Les Arts, n° 36, décembre 1904, p. 22
Née Catherine-Louise-Henriette de Villers (1757-1791), Madame Papillon de la Ferté épouse l’Intendant et Contrôleur Général de l’Argenterie, des Menus Plaisirs et des Affaires de la chambre du Roi, Denis-Pierre-Jean Papillon de la Ferté (1727-1794) en 1782. Ce dernier, veuf depuis trente ans, a la joie et le bonheur d’épouser une charmante jeune femme âgée de trente ans de moins que lui. Elle lui donne deux enfants qui le comblent, lui qui a perdu les trois enfants issus de son premier mariage. Mais Madame Papillon de la Ferté est fragile, et les violences de la Révolution auront raison de sa santé.
En 1789, une perquisition menée dans leur maison de campagne située sur l’Ile Saint-Denis, alors qu’ils hébergeait des membres de la Cour, dégénéra. Les conditions de cette intervention affectèrent profondément Madame Papillon de la Ferté, qui sombra dans une grave dépression. Affaiblie par cette épreuve, elle succomba des suites de cette affection en 1791. En 1793, bien que Papillon de la Ferté ait donné de nombreux gages à la Révolution, il est arrêté et guillotiné.
Ce portrait d’une grande finesse, alliant douceur du regard, rondeurs des formes et élégance de la coiffure, synthétise la beauté française au Siècle des Lumières.
Papillon de La Ferté connaît Moreau le Jeune par les Menus Plaisirs. L’artiste grave son portrait en buste en 1770. En tant que Dessinateur des Menus Plaisirs du Roi à partir de 1770, il a la charge d’une part importante des représentations des cérémonies royales. Ce portrait intime du début des années 1780 montre qu’ils ont gardé des relations amicales.