Petis fatras dung apprentis, surnommé Lesperonnier de discipline.
S.l.n.n. (Paris, Nicolas Buffet), 1537.
2 ouvrages en un volume petit in-8, maroquin bordeaux, triple filet, dos à 5 nerfs orné, dentelle intérieure, tranches dorées, étui (Honnelaitre).
Brunet, IV-745 et II-920 // Renouard, ICP, V, 483 et 1030 // USTC, 76995.
8 f.-55 f.-(1 f. blanc) / a8, A-G8 // 36 f. / aa-dd8, ee4 // 95 × 155 mm.
Troisième édition de La Touche naifve et seconde édition de Petis fatras, parue la même année que l’originale.
Réunion de deux ouvrages d’Antoine Du Saix : la traduction de
La Touche naifve de Plutarque, d’après la version latine qu’en avait donnée Érasme, et le Petis fatras dung apprentis, paru sous son pseudonyme L’Éperonnier de discipline.
Antoine Du Saix, né vers 1505 dans les environs de Bourg-en-Bresse, fut précepteur et aumônier du duc de Savoie. Diplomate, il s’adonna également à la poésie et traduisit des ouvrages du latin en français. Son œuvre la plus célèbre est le traité d’éducation L’Éperon de discipline
(cf. Bourdel, I, 19 juin 2024, n° 51). Il mourut en 1579.
Ce volume réunit deux œuvres de Du Saix publiées sans lieu ni nom, à Paris chez Nicolas Buffet. La première, La Touche naifve, est un guide en prose pour discerner le flateur davec lamy et contient un Traicte singulier riche en sentences… de lutilite quon peult tirer des ennemys, qui avait déjà paru, sans lieu ni nom chez le même éditeur en 1537. Le titre présente un bel encadrement gravé orné de 14 écussons de villes de France appartenant au matériel de l’imprimeur Pierre Vidoue. La seconde, Petis fatras, est, comme son nom l’indique, une longue suite de vers où se mêlent diverses pièces poétiques qui n’ont pas de lien entre elles, chaque pièce précédée d’un titre introductif : Douzain forge sur le pont au change, – Dizain de sœur Marie de Lucinge, – Les portiers sont plus nécessaires aux oreilles que à la porte, – Huictain presenté au Roy, escript en linge, – Dung malade qui console l’autre… L’édition de Buffet est la seconde, donnée après celle de Simon de Colines la même année, en format in-4. Le nom de l’auteur y apparaît sous son pseudonyme mais également au dernier feuillet, en latin : scribebat frater Antonius Saxanus… Maij Mdxxxvi. On trouve également, en plusieurs endroits,
la devise de Du Saix Quoy quil advienne.
Il existe également pour chacun de ces ouvrages une édition sans date, probablement publiée en 1537/1538, imprimée avec le matériel de l’éditeur Denis Janot.
Exemplaire lavé, un peu pâle. Restauration angulaire au titre du Petis fatras, petite restauration dans la marge supérieure des feuillets aa4 à aa8 et tache brune dans la marge intérieure des feuillets bb3 et bb4.