In-4, veau tabac avec décor de type Du Seuil, double encadrement de filets et roulette dorés, chiffre entrelacé aux angles avec trois fermesses, armoiries centrales, dos à 5 nerfs orné du même chiffre encadré de quatre fermesses, tranches dorées (Reliure de l’époque).
Brunet, I-1501 // Cioranescu, 5196 // Guigard, II-159 // Olivier, pl. 928 // USTC, 1332.
(16f. dont un blanc)-955-(21f. sur 58) / ❋-❋❋8, a-z8, A-Z8, Aa-Nn8, Oo6, ❋-❋❋8, ❋❋❋6 / 163 x 249 mm.
Nouvelle édition de cette traduction faite par Calvin lui-même du Christianæ Religionis institutio, dont la version latine, publiée pour la première fois à Bâle en 1536, connut de nombreuses éditions avec corrections et additions jusqu’à la version définitive donnée à Genève en 1559.
L’Institution de la religion chrestienne est l’œuvre maîtresse de Jean Calvin, le fondateur de la Réforme en France. Né à Noyon en Picardie en 1509, il étudia la théologie, le droit, le grec…, fut initié aux doctrines nouvelles par Robert Olivetan, défendit celles-ci puis se réfugia en Suisse où il publia l’Institution de la vie chrestienne. Il vécut ensuite à Genève, y rencontra Farel qui y dirigeait le mouvement réformé, y fut pasteur et docteur en théologie, fut banni de cette ville qu’il quitta pour Berne, puis fut rappelé par les habitants de Genève et imposa dès lors dans cette ville sa doctrine et une organisation religieuse des plus sévères et des plus tyranniques qui alla jusqu’à la condamnation au bûcher pour ceux qui s’opposaient à ses idées, qu’elles soient politiques ou religieuses. Il y mourut en 1564.
La première édition de la traduction du Christianæ Religionis institutio fut publiée sans lieu ni date, probablement en 1540. Elle fut suivie, comme la version latine, de plusieurs éditions augmentées jusqu’à celle que nous présentons, de Genève, chez Jacques Bourgeois, en 1562, qui est la seconde avec la forme définitive des quatre livres et la dernière revue par l’auteur. Elle est ornée sur le titre de la marque de Bourgeois (cf. Brunet, I-1507).
Exemplaire aux armes de Valentin Conrart avec sa devise Fugat omne venænum et son chiffre répété au dos.
Originaire d’une famille de Valenciennes mais né à Paris en 1603
(† 1675, Paris), Valentin Conrart se passionna pour les belles-lettres et se lia avec les auteurs de son temps qu’il recevait chez lui un jour par semaine. C’est à partir de ce noyau que fut fondée l’Académie française dont il fut le premier secrétaire perpétuel. Conrart avait réuni une bibliothèque considérable dans tous les domaines, mais dont il excluait les ouvrages en grec et en latin, langues qu’il ne connaissait pas. Sa bibliothèque passa à ses héritiers puis fut dispersée vers 1770. Une grande partie fut acquise par le marquis de Paulmy qui les légua au comte d’Artois, futur Charles X, qui les laissa lui-même à la bibliothèque de l’Arsenal.
Restaurations à la reliure avec quelques taches et épidermures. Manque les 37 derniers feuillets contenant la marque d’imprimeur (1 f.) et une seconde table intitulée Augustin Marlorat aux lecteurs fideles… (36f). Importante restauration au titre avec manque et trous de ver.
Provenance :
Valentin Conrart (armes, chiffre et devise).