In-12, maroquin janséniste rouge, dos à 5 nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (Chambolle-Duru).
Barbier, IV-848 // Brunet, III-6 // Cioranescu, 11348 // De Backer, 496.
(2 f.)-70 f.-60 f.-72 f.-39 f.-(1 f. blanc manquant ici) / A-F12, A-E12, a-f12, A-C12, D4 / 70 × 140 mm.
Édition originale des Trois Livres des Météores et en partie originale pour les autres œuvres poétiques.
Ainsi que le souligne Viollet-le-Duc, la poésie était héréditaire dans cette famille. Neveu de François Habert qui fut poète de Henri II, fils de Pierre Habert à qui l’on doit des ouvrages sur l’art de bien écrire, les bienfaits de la paix, la vertu ou le chemin de bien vivre, Isaac Habert composa lui aussi des poésies et eut un fils, également prénommé Isaac, qui mourut évêque en 1668 et qui composa des poésies latines estimées.
Isaac Habert avait une grande connaissance en physique, en astronomie et en météorologie. Il traite dans son poème de ces diverses sciences ainsi que des pierres précieuses et des métaux. Les Trois Livres des Météores est, selon Viollet-le-Duc, d’un style […] clair et correct […] on le lit sans ennui et […] son poème [n’est] pas sans attrait pour un savant livré à ces sortes d’études et qui voudrait connaître l’état de la science à cette époque.
Les Trois livres des Météores occupent les 70 premiers feuillets. Vient ensuite la Seconde partie de l’ouvrage qui se compose de sonnets, d’odes, de poèmes sur la nature intitulés Bergeries, de poèmes sur la mer et l’eau nommés Pescheries et d’Œuvres chrétiennes. Cette seconde partie contient presque tous les poèmes que l’auteur avait fait paraître en 1582 dans un volume intitulé Œuvres poétiques, notamment ses poésies amoureuses (cf. le n° 404 du présent catalogue).
Impression en caractères italiques. Marque de l’imprimeur sur le titre (Renouard, n° 989), quelques lettrines, bandeaux et culs-de-lampe.
Infime décoloration en haut du dos.