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Jean DEPLANCHES.
Les Œuvres poétiques de Jean Deplanches sieur du Chastelier, & de la Bastonnerie.
Estimation :
600 - 800 €

Description complète

Jean DEPLANCHES.
Les Œuvres poétiques de Jean Deplanches sieur du Chastelier, & de la Bastonnerie.
Poictiers, Julian Thoreau, 1612.

In-12, maroquin janséniste rouge, dos à 5 nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées (Bernasconi).

 

Brunet, II-645 // Cioranescu, 7511 // USTC, 6805832 // Viollet-le-Duc, 360.

 

(6f.)-76-(1f. blanc)-77 à 189 / ã6, A-Q8-4 (avec G3 blanc, non compris dans la pagination) / 66 x 132 mm.


    Très rare édition originale posthume.

    On ne connaît Jean Deplanches, ou Deplanche, que par ce volume de poésies rédigées en l’ardeur de sa plus grande ieunesse, puis recueillies par les soins de son neveu Joachim Bernier de La Brousse qui édita l’ouvrage après la mort de son oncle. Ainsi que l’établit l’avis de l’imprimeur au lecteur, Deplanches avoit confiné le tout en l’oubly, sans vouloir ny le revoir, ny luy permettre de venir a deuë maturité, avant que Bernier de La Brousse ne décide de donner le iour a ce pauvre petit Orphelin, & […] l’envoyer libéralement par le monde.

    Ces œuvres se composent de cinq livres distincts : un livre d’Amours (p. 1 à 76), avec des sonnets, stances, odes et chansons adressés à Marguerite, Isabelle, Catherine et Francine ; un livre de Poesmes et Meslanges de diverses poésies (p. 77 à 98) contenant divers sonnets et stances ; un Misogine. Stances contre les dames (p. 99 à 145) qui contient les injures les plus grossières, les plus sales et les plus vulgaires à la fois (Viollet-le-Duc) ; un livre d’Œuvres chrestiennes et pieuses (p. 147 à 172) ; et enfin quelques Épitaphes et tombeaux de divers subjects (p. 173 à 189). Chacun de ces livres s’ouvre par une page de titre comprise dans la pagination et les signatures. L’ensemble est précédé, dans les feuillets liminaires, de poèmes signés P. Agoustin, De La Coindrie et I.B.P.

    Le Misogine, poème hautement virulent et ordurier à l’encontre des femmes, est en réalité le résultat d’un pari : un jour fut discouru assez amplement à la loüange des femmes : & comme [l’auteur] en parlast plus à leur advantage que tous les autres […] il asseura qu’il en pouvoit dire mille fois plus de mal qu’il n’en avoit dit de bien (p. 100).

    L’ouvrage parut à Poitiers en 1612 chez Julien Thoreau. Il est peu courant, au point que Viollet-le-Duc souligne son extrême rareté ; seul l’exemplaire de la bibliothèque de l’Arsenal est répertorié par l’USTC.

    Dos légèrement passé. Deux feuillets tachés (B3 et B4) et galeries de vers à l’ensemble du volume affectant le texte et restaurées à certains feuillets, petite déchirure marginale à un feuillet (L4), trou restauré au feuillet blanc (G3).

Provenance :

Signature ancienne illisible à l’encre sur le titre.

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