Sale Furniture, Sculpture & Works of Art - 12 july 2021 /Lot 16 BUREAU SCRIBAN NORD EUROPÉEN, MILIEU DU XVIIIe SIÈCLE Londres ou Dresde, suiveur de Martin Schnell, vers 1675-1740

  • BUREAU SCRIBAN NORD EUROPÉEN, MILIEU DU XVIIIe SIÈCLE  Londres ou Dresde, suiveur de Martin Schnell, vers 1675-1740
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BUREAU SCRIBAN NORD EUROPÉEN, MILIEU DU XVIIIe SIÈCLE
Londres ou Dresde, suiveur de Martin Schnell, vers 1675-1740

En vernis européen à décor polychrome de chinoiseries en relief sur fond crème, les côtés à motif de vases et guirlandes fleuries animées de papillons, la façade ouvrant par trois tiroirs en partie haute, un abattant découvrant un intérieur peint en vernis or sur fond rouge muni de multiples tiroirs et compartiments autour d'un vantail et un volet coulissant central, trois tiroirs en partie basse, reposant sur des pieds en griffe enserrant une boule à l'avant et droits à l'arrière ; petits accidents, restaurations au décor
H. : 118,5 cm (46 1/2 in.)
l. : 114,5 cm (45 in.)
P. : 57 cm (22 1/2 in.)

Provenance :
Collection Antênor Patiño.
Vente à Paris, Palais Galliera, Ader, Picard, Tajan, Provenant principalement des collections Antênor Patino, les 9 et 10 juin 1976, lot 286 (FF 18.000), (voir illustrations sur l'e-catalogue).

A Northern European gilt bronze mounted, white polychrome and gilt japanned bureau-scriban, mid-18th century, London or Dresden, follower of Martin Schnell (circa 1675-1740)

Bureau scriban nord européen, milieu du XVIIIe siècle, Londres ou Dresde

Ce bureau scriban présentant un décor de vernis européen à motif de chinoiseries sur un rare fond blanc est à la croisée des œuvres anglaises et allemandes du milieu du XVIIIe siècle. L'origine de ce type de meuble a fait l'objet de nombreux débats du fait de l'étendue des échanges commerciaux et du déplacement des artisans, diffusant techniques et influences artistiques à travers l'Europe. Cependant, celui-ci est indéniablement l'œuvre d'un artisan fortement influencé par Gérard Dagly (1660-1715), célèbre laqueur de la cour de Prusse qui fit de nombreux émules en Europe dont le non moins célèbre Martin Schnell (c 1675-1740). Au service d'Auguste le Fort (1670-1733) à la cour de Dresde en 1710, ce dernier exerça une forte influence sur ses contemporains et la génération suivante.

La recherche d'un vernis à l'imitation des précieuses laques d'Extrême Orient a donné naissance à un art extrêmement raffiné en Europe au XVIIIe siècle.
En 1747 le célèbre marchand mercier Edmée-François Gersaint (1694-1750) notait "le lacq est encore un genre de curiosité, qui s'assortit à merveille avec la Porcelaine ; et ils ont tant de rapport entre eux qu'on serait surpris de voir un Beau cabinet de porcelaine, sans y rencontrer quelques-unes de ces pièces précieuses de vernis" (1).

Gérard Dagly (1660-1715), Martin Schnell (c. 1675-1740) et leurs suiveurs

Originaire de Spa, centre important de production de vernis depuis le XVIe siècle, Gérard Dagly porta la technique du vernis à un rare degré d'excellence. Il fut notamment le premier à s'écarter de la palette traditionnelle du noir, rouge et or pour ses décors. Il s'installa à Berlin en 1686, nommé "Intendant des ornements" en 1696, au service du Grand Electeur, Fréderic Guillaume de Brandebourg (1620-1688) puis Fréderic III (1657-1713), devenu Frédéric premier roi de Prusse en 1701.
Il fut alors à la tête d'un important atelier à Berlin comprenant de nombreux artisans très spécialisés. Son activité cessa brusquement à l'arrivée sur le trône de Fréderic Guillaume Ier de Prusse (1713-1740) dont la priorité se tourna vers ses armées afin d'assurer à la Prusse une position au rang de grande puissance.

Rares sont les œuvres attribuées avec certitude à Dagly. Parmi celles-ci, encore conservées aujourd'hui principalement à Berlin, en Allemagne et dans les collections royales de Suède, figurent un clavecin (2), plusieurs cabinets, des tables, des cadres de miroir, un médailler (3). L'usage de couleurs translucides sur un fond blanc associé à des pigments solides et des feuilles d'or est caractéristique de sa technique. Les compositions sont épurées avec certaines zones laissées vierges, des balustrades en diagonal séparant des scènes de genre, certaines figures d'allure occidentale s'inspirant des vases de porcelaine Kangxi conservés dans le salon chinois de Charlottenburg (4). Les sources peuvent être multiples : peut-être le recueil de Stalker et Parker (5) publié en Angleterre en 1688 offrant tout un répertoire de chinoiseries à l'attention des artisans ou encore des gravures illustrant les récits de voyage du XVIIe siècle.

Les électeurs de Brandebourg collectionnèrent dès la deuxième
moitié du XVIIe siècle les œuvres venues d'Asie au travers de la Compagnie des Indes et destinés à leur cabinet de curiosités. Auguste le Fort, Electeur de Saxe associa de nombreux objets de laque à ses collections de porcelaine au sein d'un palais de Dresde acquis en 1717 et transformé en "Palais Japonais". Martin Schnell entré à son service dès 1710 fut en charge de la décoration intérieure et de l'ameublement. Afin d'imiter au plus près les laques japonais il adopta les mêmes techniques que Dagly interprétant avec une grande sensibilité les canons de l'art asiatique. Martin Schnell ne fut pas le seul artisan laqueur et d'autres parmi ses suiveurs sont répertoriés (6) à Dresde, le plus connu étant Christian Reinow. Ils sont malheureusement peu documentés.

En observant la forme de notre meuble, celle-ci fait davantage référence aux modèles anglais de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle dont l'influence fut immense dans le nord de l'Europe, à tel point que le cabinet scriban fut simplement dénommé "cabinet anglais". Et, en 1731, la corporation des fabricants de meubles de Dresde donna permission à l'un de ses apprentis de produire un "cabinet anglais" en guise de chef d'œuvre.

Les cabinets anglais

Plusieurs exemples de scribans en forme de sarcophage, fortement bombée en partie basse, recouverts de placage, exécutés par Samuel Bennett (c 1700-1741) (7) ou à la manière de Giles Grendey (1693-1780) en placage (8) et à décor de vernis européen à décor de chinoiseries sur fond rouge (9) sont connus. On sait que ce dernier exporta de nombreux meubles de vernis à fond rouge en Espagne dans les années 1730 dont la célèbre suite du château de Lazcano destinée au duc de l'Infantado et lorsque son magasin de St John's square brûla en 1731 il fut mentionné que les meubles qui avaient été emballés pour être exportés le lendemain furent détruits (10).
Un autre exemple, en suite avec une commode de Giles Grendey,
provenant des collections Durazzo Pallavicini et Negretto-Cambiaso (11) fut acquis par Ann Getty (1941-2020) pour orner sa maison de San Francisco (12). Notons que ses entrées de serrure sont très proches de celles qui ornent le présent bureau.

Parmi les exemples anglais à décor de vernis à fond blanc un régulateur de parquet daté vers 1705-1710 est conservé au musée de la laque à Munster en Allemagne (13). Les scènes de chinoiseries multicolores sur fond blanc s'inscrit dans une réserve entourée d'un décor en treillis.

(1) Edmé-François Gersaint, catalogue raisonné des bijoux, porcelains, bronzes, lacq, […] provenans de la succession de M.Angran, vicomte de Fons pertuis […], Paris, 1747, p.116.
(2) W. Holzhausen," Lackkunst in Europa", Koln, 1959, p.194
fig. 142-143
(3) Monika Kopplin, "European Lacquer, Munich", 2010, pp.187-209
(4) Hans Huth,"the lacquer of the West", Chicago, 1971.
(5) J..Satlker & G. Parker, "Treatise of Japanning and varnishing", Oxford, 1688.
(6) R. von Arps-Aubert, "Sächsische Lack-möbel des 18. Jahrunderts" Zeitschrift des Deutschen Vereins für Kunstwissenschaft 3, n°4/5 (1936), pp 344-345 et 374-378.
(7) C. Gilbert, "Pictorial Dictionary of Marked London Furniture", 1700-1840, p.4 fig 114.
(8) Hochschild Collection of highly important English Furniture and Decorative objects, Vente Sotheby's Parke Bernet&co, 1er décembre 1978, lot 13.
(9) Collection de Mrs Diego Suarez, vente Christie's New York, le 7 juin 1980, lot 172 puis vente Sotheby's New York, le 25 janvier 1997, lot 221.
(10) R W Symonds, "Giles Grendey and the export trade of English Furniture to Spain", Apollo, décembre 1935, pp 337
(11) Vente Christie's Milan, 5-6 octobre 1979, lot 388
(12) Diane Dorrans Saeks,"Ann Getty interior style", Rizzoli, 2012
(13) Monika Kopplin, European Lacquer, Munich, 2010, p.76, fig. 16.



Estimation 15 000 - 20 000 €

Sold 29,900 €
* Results are displayed including buyer's fees and taxes. They are generated automatically and can be modified.

Lot 16

BUREAU SCRIBAN NORD EUROPÉEN, MILIEU DU XVIIIe SIÈCLE Londres ou Dresde, suiveur de Martin Schnell, vers 1675-1740

Sold 29,900 € [$]

BUREAU SCRIBAN NORD EUROPÉEN, MILIEU DU XVIIIe SIÈCLE
Londres ou Dresde, suiveur de Martin Schnell, vers 1675-1740

En vernis européen à décor polychrome de chinoiseries en relief sur fond crème, les côtés à motif de vases et guirlandes fleuries animées de papillons, la façade ouvrant par trois tiroirs en partie haute, un abattant découvrant un intérieur peint en vernis or sur fond rouge muni de multiples tiroirs et compartiments autour d'un vantail et un volet coulissant central, trois tiroirs en partie basse, reposant sur des pieds en griffe enserrant une boule à l'avant et droits à l'arrière ; petits accidents, restaurations au décor
H. : 118,5 cm (46 1/2 in.)
l. : 114,5 cm (45 in.)
P. : 57 cm (22 1/2 in.)

Provenance :
Collection Antênor Patiño.
Vente à Paris, Palais Galliera, Ader, Picard, Tajan, Provenant principalement des collections Antênor Patino, les 9 et 10 juin 1976, lot 286 (FF 18.000), (voir illustrations sur l'e-catalogue).

A Northern European gilt bronze mounted, white polychrome and gilt japanned bureau-scriban, mid-18th century, London or Dresden, follower of Martin Schnell (circa 1675-1740)

Bureau scriban nord européen, milieu du XVIIIe siècle, Londres ou Dresde

Ce bureau scriban présentant un décor de vernis européen à motif de chinoiseries sur un rare fond blanc est à la croisée des œuvres anglaises et allemandes du milieu du XVIIIe siècle. L'origine de ce type de meuble a fait l'objet de nombreux débats du fait de l'étendue des échanges commerciaux et du déplacement des artisans, diffusant techniques et influences artistiques à travers l'Europe. Cependant, celui-ci est indéniablement l'œuvre d'un artisan fortement influencé par Gérard Dagly (1660-1715), célèbre laqueur de la cour de Prusse qui fit de nombreux émules en Europe dont le non moins célèbre Martin Schnell (c 1675-1740). Au service d'Auguste le Fort (1670-1733) à la cour de Dresde en 1710, ce dernier exerça une forte influence sur ses contemporains et la génération suivante.

La recherche d'un vernis à l'imitation des précieuses laques d'Extrême Orient a donné naissance à un art extrêmement raffiné en Europe au XVIIIe siècle.
En 1747 le célèbre marchand mercier Edmée-François Gersaint (1694-1750) notait "le lacq est encore un genre de curiosité, qui s'assortit à merveille avec la Porcelaine ; et ils ont tant de rapport entre eux qu'on serait surpris de voir un Beau cabinet de porcelaine, sans y rencontrer quelques-unes de ces pièces précieuses de vernis" (1).

Gérard Dagly (1660-1715), Martin Schnell (c. 1675-1740) et leurs suiveurs

Originaire de Spa, centre important de production de vernis depuis le XVIe siècle, Gérard Dagly porta la technique du vernis à un rare degré d'excellence. Il fut notamment le premier à s'écarter de la palette traditionnelle du noir, rouge et or pour ses décors. Il s'installa à Berlin en 1686, nommé "Intendant des ornements" en 1696, au service du Grand Electeur, Fréderic Guillaume de Brandebourg (1620-1688) puis Fréderic III (1657-1713), devenu Frédéric premier roi de Prusse en 1701.
Il fut alors à la tête d'un important atelier à Berlin comprenant de nombreux artisans très spécialisés. Son activité cessa brusquement à l'arrivée sur le trône de Fréderic Guillaume Ier de Prusse (1713-1740) dont la priorité se tourna vers ses armées afin d'assurer à la Prusse une position au rang de grande puissance.

Rares sont les œuvres attribuées avec certitude à Dagly. Parmi celles-ci, encore conservées aujourd'hui principalement à Berlin, en Allemagne et dans les collections royales de Suède, figurent un clavecin (2), plusieurs cabinets, des tables, des cadres de miroir, un médailler (3). L'usage de couleurs translucides sur un fond blanc associé à des pigments solides et des feuilles d'or est caractéristique de sa technique. Les compositions sont épurées avec certaines zones laissées vierges, des balustrades en diagonal séparant des scènes de genre, certaines figures d'allure occidentale s'inspirant des vases de porcelaine Kangxi conservés dans le salon chinois de Charlottenburg (4). Les sources peuvent être multiples : peut-être le recueil de Stalker et Parker (5) publié en Angleterre en 1688 offrant tout un répertoire de chinoiseries à l'attention des artisans ou encore des gravures illustrant les récits de voyage du XVIIe siècle.

Les électeurs de Brandebourg collectionnèrent dès la deuxième
moitié du XVIIe siècle les œuvres venues d'Asie au travers de la Compagnie des Indes et destinés à leur cabinet de curiosités. Auguste le Fort, Electeur de Saxe associa de nombreux objets de laque à ses collections de porcelaine au sein d'un palais de Dresde acquis en 1717 et transformé en "Palais Japonais". Martin Schnell entré à son service dès 1710 fut en charge de la décoration intérieure et de l'ameublement. Afin d'imiter au plus près les laques japonais il adopta les mêmes techniques que Dagly interprétant avec une grande sensibilité les canons de l'art asiatique. Martin Schnell ne fut pas le seul artisan laqueur et d'autres parmi ses suiveurs sont répertoriés (6) à Dresde, le plus connu étant Christian Reinow. Ils sont malheureusement peu documentés.

En observant la forme de notre meuble, celle-ci fait davantage référence aux modèles anglais de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle dont l'influence fut immense dans le nord de l'Europe, à tel point que le cabinet scriban fut simplement dénommé "cabinet anglais". Et, en 1731, la corporation des fabricants de meubles de Dresde donna permission à l'un de ses apprentis de produire un "cabinet anglais" en guise de chef d'œuvre.

Les cabinets anglais

Plusieurs exemples de scribans en forme de sarcophage, fortement bombée en partie basse, recouverts de placage, exécutés par Samuel Bennett (c 1700-1741) (7) ou à la manière de Giles Grendey (1693-1780) en placage (8) et à décor de vernis européen à décor de chinoiseries sur fond rouge (9) sont connus. On sait que ce dernier exporta de nombreux meubles de vernis à fond rouge en Espagne dans les années 1730 dont la célèbre suite du château de Lazcano destinée au duc de l'Infantado et lorsque son magasin de St John's square brûla en 1731 il fut mentionné que les meubles qui avaient été emballés pour être exportés le lendemain furent détruits (10).
Un autre exemple, en suite avec une commode de Giles Grendey,
provenant des collections Durazzo Pallavicini et Negretto-Cambiaso (11) fut acquis par Ann Getty (1941-2020) pour orner sa maison de San Francisco (12). Notons que ses entrées de serrure sont très proches de celles qui ornent le présent bureau.

Parmi les exemples anglais à décor de vernis à fond blanc un régulateur de parquet daté vers 1705-1710 est conservé au musée de la laque à Munster en Allemagne (13). Les scènes de chinoiseries multicolores sur fond blanc s'inscrit dans une réserve entourée d'un décor en treillis.

(1) Edmé-François Gersaint, catalogue raisonné des bijoux, porcelains, bronzes, lacq, […] provenans de la succession de M.Angran, vicomte de Fons pertuis […], Paris, 1747, p.116.
(2) W. Holzhausen," Lackkunst in Europa", Koln, 1959, p.194
fig. 142-143
(3) Monika Kopplin, "European Lacquer, Munich", 2010, pp.187-209
(4) Hans Huth,"the lacquer of the West", Chicago, 1971.
(5) J..Satlker & G. Parker, "Treatise of Japanning and varnishing", Oxford, 1688.
(6) R. von Arps-Aubert, "Sächsische Lack-möbel des 18. Jahrunderts" Zeitschrift des Deutschen Vereins für Kunstwissenschaft 3, n°4/5 (1936), pp 344-345 et 374-378.
(7) C. Gilbert, "Pictorial Dictionary of Marked London Furniture", 1700-1840, p.4 fig 114.
(8) Hochschild Collection of highly important English Furniture and Decorative objects, Vente Sotheby's Parke Bernet&co, 1er décembre 1978, lot 13.
(9) Collection de Mrs Diego Suarez, vente Christie's New York, le 7 juin 1980, lot 172 puis vente Sotheby's New York, le 25 janvier 1997, lot 221.
(10) R W Symonds, "Giles Grendey and the export trade of English Furniture to Spain", Apollo, décembre 1935, pp 337
(11) Vente Christie's Milan, 5-6 octobre 1979, lot 388
(12) Diane Dorrans Saeks,"Ann Getty interior style", Rizzoli, 2012
(13) Monika Kopplin, European Lacquer, Munich, 2010, p.76, fig. 16.



Estimation 15 000 - 20 000 €

Sold 29,900 €
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Sale’s details

Sale: 4079
Date: 12 jul. 2021 18:00
Auctioneer: Isabelle Bresset

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Furniture, Sculpture & Works of Art