Vente Bibliothèque littéraire et poétique - 16 octobre 2013 /Lot 84 VICTOR HUGO L.A. SIGNEE « V. H. », A THEODORE DE BANVILLE Datée de Bruxelles 8 août [1867]. 2 pp. in-8 sur un feuillet avec adresse ...

  • VICTOR HUGO L.A. SIGNEE « V. H. », A THEODORE DE BANVILLE Datée de Bruxelles 8 août [1867]. 2 pp. in-8 sur un feuillet avec adresse ...
VICTOR HUGO L.A. SIGNEE « V. H. », A THEODORE DE BANVILLE Datée de Bruxelles 8 août [1867]. 2 pp. in-8 sur un feuillet avec adresse autographe au verso du second feuillet : « Monsieur Th. De Banville ». (Petite déchirure dans l'angle intérieur, ancienne trace de montage sur onglet.) TRES BELLE LETTRE A PROPOS DU RECUEIL DE BANVILLE, LES EXILES, QUI VENAIT DE PARAITRE CHEZ LEMERRE.. « Bruxelles. 8 août. O mon cher poëte, que de choses belles et que de choses charmantes ! Pas une page qui n'étincelle. Pas un mot qui ne chante et qui ne pense. Car chanter, c'est penser. L'Hymne, c'est le Verbe. Je l'ai votre livre, cette eau vive, si douce au cœur des misérables, j'y bois, car j'ai souffert, et je suis altéré. J'ai soif. Gloire à vous, poëtes, irrigui fontes ! Vous êtes, vous, une des plus pures et des plus exquises sources, et vos gouttes d'eau sont des perles, et vos perles sont des larmes, et vos larmes sont ma joie. Tel est le poëte. C'est avec sa douleur qu'il console. On touche sa plaie et l'on est guéri. La magnifique poésie du dix-neuvième siècle, fille des révolutions et de la liberté éternelle, met sur votre tête nue une de ses plus belles couronnes. Je vous embrasse ô doux poëte des poëtes, ô exilé idéal, ami des Dantes et des Homères. Vous avez tous les torts du cygne, vous chantez comme lui, mais vous ne mourez pas (…) » Victor Hugo, qui vit sa seizième année d'exil, s'adresse ici à un poète qui n'a jamais caché son admiration pour lui, qui lui consacra plusieurs poèmes et qui lui avait été présenté en 1842, au moment de la publication des Cariatides. Dans ses louanges à cet exilé idéal, c'est-à-dire condamné à l'exil intérieur de la poésie, Hugo souligne leur communauté d'inspiration et reprend l'idée développée dans sa lettre ouverte du 22 juillet 1867 adressée aux poètes qui se réjouissaient d'une reprise de Hernani à Paris : « La révolution littéraire de 1830, corollaire et conséquence de la révolution de 1789, est un fait propre à notre siècle. Je suis l'humble soldat de ce progrès. […] Je ne suis rien, mais la révolution est tout. La poésie du dix-neuvième siècle est fondée »… UNE SUPERBE LETTRE PROUVANT LE RESPECT ET L'ADMIRATION QUE SE VOUAIENT CES DEUX GRANDS POETES.
Estimation 4 000 - 6 000 €

Vendu 6 495 €
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Lot 84

VICTOR HUGO L.A. SIGNEE « V. H. », A THEODORE DE BANVILLE Datée de Bruxelles 8 août [1867]. 2 pp. in-8 sur un feuillet avec adresse ...

Vendu 6 495 € [$]

VICTOR HUGO L.A. SIGNEE « V. H. », A THEODORE DE BANVILLE Datée de Bruxelles 8 août [1867]. 2 pp. in-8 sur un feuillet avec adresse autographe au verso du second feuillet : « Monsieur Th. De Banville ». (Petite déchirure dans l'angle intérieur, ancienne trace de montage sur onglet.) TRES BELLE LETTRE A PROPOS DU RECUEIL DE BANVILLE, LES EXILES, QUI VENAIT DE PARAITRE CHEZ LEMERRE.. « Bruxelles. 8 août. O mon cher poëte, que de choses belles et que de choses charmantes ! Pas une page qui n'étincelle. Pas un mot qui ne chante et qui ne pense. Car chanter, c'est penser. L'Hymne, c'est le Verbe. Je l'ai votre livre, cette eau vive, si douce au cœur des misérables, j'y bois, car j'ai souffert, et je suis altéré. J'ai soif. Gloire à vous, poëtes, irrigui fontes ! Vous êtes, vous, une des plus pures et des plus exquises sources, et vos gouttes d'eau sont des perles, et vos perles sont des larmes, et vos larmes sont ma joie. Tel est le poëte. C'est avec sa douleur qu'il console. On touche sa plaie et l'on est guéri. La magnifique poésie du dix-neuvième siècle, fille des révolutions et de la liberté éternelle, met sur votre tête nue une de ses plus belles couronnes. Je vous embrasse ô doux poëte des poëtes, ô exilé idéal, ami des Dantes et des Homères. Vous avez tous les torts du cygne, vous chantez comme lui, mais vous ne mourez pas (…) » Victor Hugo, qui vit sa seizième année d'exil, s'adresse ici à un poète qui n'a jamais caché son admiration pour lui, qui lui consacra plusieurs poèmes et qui lui avait été présenté en 1842, au moment de la publication des Cariatides. Dans ses louanges à cet exilé idéal, c'est-à-dire condamné à l'exil intérieur de la poésie, Hugo souligne leur communauté d'inspiration et reprend l'idée développée dans sa lettre ouverte du 22 juillet 1867 adressée aux poètes qui se réjouissaient d'une reprise de Hernani à Paris : « La révolution littéraire de 1830, corollaire et conséquence de la révolution de 1789, est un fait propre à notre siècle. Je suis l'humble soldat de ce progrès. […] Je ne suis rien, mais la révolution est tout. La poésie du dix-neuvième siècle est fondée »… UNE SUPERBE LETTRE PROUVANT LE RESPECT ET L'ADMIRATION QUE SE VOUAIENT CES DEUX GRANDS POETES.
Estimation 4 000 - 6 000 €

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Vente : 2398
Date : 16 oct. 2013 14:30

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Bibliothèque littéraire et poétique. Livres et manuscrits des 19e et 20e siècles