Vente Maîtres anciens & du XIX siècle /Lot 81 Louis Daguerre Cormeilles-en-Parisis, 1787 - Bry-sur-Marne, 1851 Dessin-fumée: effet de lumière dans une architecture gothique

  • Louis Daguerre Cormeilles-en-Parisis, 1787 - Bry-sur-Marne, 1851
Louis Daguerre Cormeilles-en-Parisis, 1787 - Bry-sur-Marne, 1851
Dessin-fumée: effet de lumière dans une architecture gothique
Plume et encre brune, lavis brun, grattage
annoté 'dessin à la fumée' sur le montage

Light in a gothic architecture, pen and brown ink, brown wash, by L. Daguerre
Hauteur : 6,50 Largeur : 5 cm

Provenance : Collection Hocédé, Rouen, son cachet (L.2006) dans le bas du montage ; Sa vente, Rouen, 12 novembre 1859

Commentaire : D'avantage connu comme animateur du Diorama et inventeur du daguerréotype, Louis Daguerre eut également une honorable carrière de peintre et de dessinateur. Souhaitant dans un premier temps s'initier au métier de scénographe, il intègre en 1804 l'atelier d'Ignazio Degotti, chef décorateur à l'Opéra. Dessinateur de vues pour l'ouvrage du Baron Taylor et de Charles Nodier : Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, il se spécialise dans les peintures architecturales de ruines gothiques qui étaient souvent en rapport avec les motifs de ses décors de théâtre.
La petite feuille de veine romantique que nous présentons est un rare dessin-fumée de Daguerre, figurant les vestiges d'une architecture gothique, saisis en de puissants clairs-obscurs. Bien que le procédé exact reste flou, les dessins-fumée aujourd'hui répertoriés semblent embrasser une variété de techniques, pour lesquelles Daguerre emploie à la fois de la suie, un composé traditionnel pour les épreuves à l'encre, et de la fumée de bougie utilisée par les graveurs pour " fumer " les plaques afin de mieux voir l'image[1]. Une fois achevés, les dessins-fumée devaient être protégés par du verre (tout comme les daguerréotypes par la suite) mais la suie étant un produit chimique indélébile, l'effet lumineux voulu était " fixé ".

1. Nous renvoyons à la récente étude réalisée sur ce sujet par Stephen C. Pinson, " Daguerre, expérimentateur du visuel ", Études photographiques, 13 juillet 2003.
Estimation 6 000 - 8 000 €

Vendu 7 800 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Lot 81

Louis Daguerre Cormeilles-en-Parisis, 1787 - Bry-sur-Marne, 1851
Dessin-fumée: effet de lumière dans une architecture gothique

Vendu 7 800 € [$]

Louis Daguerre Cormeilles-en-Parisis, 1787 - Bry-sur-Marne, 1851
Dessin-fumée: effet de lumière dans une architecture gothique
Plume et encre brune, lavis brun, grattage
annoté 'dessin à la fumée' sur le montage

Light in a gothic architecture, pen and brown ink, brown wash, by L. Daguerre
Hauteur : 6,50 Largeur : 5 cm

Provenance : Collection Hocédé, Rouen, son cachet (L.2006) dans le bas du montage ; Sa vente, Rouen, 12 novembre 1859

Commentaire : D'avantage connu comme animateur du Diorama et inventeur du daguerréotype, Louis Daguerre eut également une honorable carrière de peintre et de dessinateur. Souhaitant dans un premier temps s'initier au métier de scénographe, il intègre en 1804 l'atelier d'Ignazio Degotti, chef décorateur à l'Opéra. Dessinateur de vues pour l'ouvrage du Baron Taylor et de Charles Nodier : Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, il se spécialise dans les peintures architecturales de ruines gothiques qui étaient souvent en rapport avec les motifs de ses décors de théâtre.
La petite feuille de veine romantique que nous présentons est un rare dessin-fumée de Daguerre, figurant les vestiges d'une architecture gothique, saisis en de puissants clairs-obscurs. Bien que le procédé exact reste flou, les dessins-fumée aujourd'hui répertoriés semblent embrasser une variété de techniques, pour lesquelles Daguerre emploie à la fois de la suie, un composé traditionnel pour les épreuves à l'encre, et de la fumée de bougie utilisée par les graveurs pour " fumer " les plaques afin de mieux voir l'image[1]. Une fois achevés, les dessins-fumée devaient être protégés par du verre (tout comme les daguerréotypes par la suite) mais la suie étant un produit chimique indélébile, l'effet lumineux voulu était " fixé ".

1. Nous renvoyons à la récente étude réalisée sur ce sujet par Stephen C. Pinson, " Daguerre, expérimentateur du visuel ", Études photographiques, 13 juillet 2003.
Estimation 6 000 - 8 000 €

Vendu 7 800 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Détails de la vente

Vente : 3034
Date : 23 mars 2017 18:00
Commissaire-priseur : Matthieu Fournier

Contact

Matthieu Fournier
Tél. +33 1 42 99 20 26
mfournier@artcurial.com

Conditions Générales d’Achat

Maîtres anciens & du XIXe siècle